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C'est avec la littérature allemande que la littérature française a entretenu à l'époque moderne les rapports les plus étroits. La relative méconnaissance actuelle de cette production – celle qui va de Goethe (1749-1832) à Kafka (1883-1924), Musil (1880-1942), Brecht (1898-1956), Celan (1920-1970) ou Sebald (1944-2001) par exemple – masque largement une réalité que la « Bibliothèque allemande » veut précisément rendre à nouveau sensible.
Maison d’édition des classiques par excellence, Les Belles Lettres se lancent donc, avec cette nouvelle collection, dans un projet ambitieux : regrouper les plus grands textes de langue allemande dans des nouvelles traductions de référence.
Textes poétiques, narratifs ou dramatiques, inédits, épuisés ou disponibles dans des versions devenues obsolètes, ces textes fondamentaux seront confiés aux traducteurs les plus exigeants, attentifs à restituer les idées avec exactitude dans une langue soucieuse d’élégance. L’ensemble de ce travail sera supervisé par le professeur Jean-Marie Valentin, l’un des éminents spécialistes français actuels.
Si cette collection parie sur un public de germanistes soucieux de découvrir (ou de redécouvrir) ces classiques sous un jour nouveau, elle espère aussi séduire un public plus large attiré par le prestige des auteurs, la beauté de la langue et celle du livre lui-même. Car Les Belles Lettres feront en sorte que ces textes reçoivent l’écrin qu’ils méritent, dans le format de la collection « Budé » (13 x 19 cm) et à un prix qui restera abordable.
Les volumes de la « Bibliothèque allemande », qui seront donnés principalement en français mais qui pourront, si le texte ou le traducteur l’exigent, être publiés en bilingue, seront pourvus d’apparats critiques réduits au strict nécessaire. Ils seront en revanche précédés d’une introduction destinée à faciliter l’accès à des œuvres toujours publiées dans leur intégralité. Le rythme de parution est fixé à deux titres par an.
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