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Momus ou le Prince


Momus ou le Prince

Fable politique


Traduction de Claude Laurens, préface de Pierre Laurens.

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Traduite pour la première fois en français par Claude Laurens (Les Belles Lettres, 1993) avec une courte préface de Pierre Laurens et par ce geste arrachée à la philologie pour être rendue à la littérature, la fable politique qu'on va lire dans cette nouvelle issue, remaniée pour adhérer à l’édition critique la plus récente du texte latin, est à ranger dans la bibliothèque aux côtés des chefs-d’œuvre de Swift, de Voltaire et de George Orwell.

Momus, personnage de la mythologie, mis en scène par Lucien comme le dieu de la critique, devient, entre les mains d’Alberti, qui fait de lui par deux fois une victime injustement persécutée, le premier immoraliste de la littérature moderne. L’exil parmi les hommes aiguise son esprit caustique, le malheur lui enseigne à masquer son caractère, au point que le dieu du franc-parler devient, au rebours de sa nature, le virtuose, mieux : le théoricien de la simulation et de la dissimulation, tel un ingénieux Ulysse égaré dans les cours. Mais surtout, à travers les mésaventures qui le ballottent du ciel à la terre, de la société humaine au parlement de l’univers, il est à chaque instant et partout, comme plus tard le Neveu de Rameau, héros de Diderot, le génie de la provocation, le grain de levain qui démasque les faiblesses et les hypocrisies, désacralise les puissances établies et oblige à repenser la morale et la politique conventionnelles.

Mêlant systématiquement le rire au sérieux (pour dire ce mélange, revendiqué par l’auteur, les Grecs avaient créé le mot spoudogéloion), irrigués continuellement par la veine imaginative, portés par une phrase d’une incroyable agilité, les épisodes se succèdent dans un rythme effréné, alternant paradoxes urticants (l’éloge désopilant de la clochardise), pages d’un comique bouffon et osé autant que profond (la conception de Renommée, née du viol de Louange par le dieu de la critique transformé en lierre) et inventions poétiques (les vœux des hommes qui s’accumulant finissent par encombrer le séjour divin, une fantaisie qui séduira l’Arioste).

Architecte, peintre (et auteur des deux premiers traités modernes d’architecture et de peinture), ingénieur, humaniste, moraliste, écrivain, Alberti (1404-1472) fut, avant Léonard de Vinci, le premier exemple de l’homme « universel », génial et inclassable.

Titre Momus ou le Prince
Sous-titre Fable politique
Édition 2e édition
Traduit par Claude Laurens
Préface de Pierre Laurens
Éditeur Les Belles Lettres
BISAC Classifications thématiques DRA006000 DRAMA / Ancient & Classical
HUMOR / Form
LCO003000 LITERARY COLLECTIONS / Ancient & Classical
Public visé 01 Grand public
CLIL (Version 2013 ) 3436 OEuvres classiques
Date de première publication du titre 16 janvier 2017
Support Livre broché
Nb de pages 306 p.
ISBN-10 2-251-44629-X
ISBN-13 978-2-251-44629-5
GTIN13 (EAN13) 9782251446295
Référence 56620
Date de publication 16 janvier 2017
Nombre de pages de contenu principal 306
Format 10 x 16,5 x 2 cm
Poids 219 gr
Prix 13,90 €
 


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tags
Comique, Humanisme, Latin, Mythes, Roman





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