Tome VI, 2e partie : Du régime des maladies aiguës - Appendice - De l'aliment - De l'usage des liquides

Tome VI, 2e partie : Du régime des maladies aiguës - Appendice - De l'aliment - De l'usage des liquides

Texte établi et traduit par : R. JOLY

Présentation

La diététique avait, dans la médecine grecque, un rôle de première importance. En effet, en l'absence de certaines connaissances, comme celle des microbes, les aliments étaient, avec l'air, et les climats, la principale cause des maladies. De là toute une série de régimes, adaptés aux divers maux, que l’on trouve tant dans les traités cnidiens que dans les autres traités de la Collection hippocratique, et même chez Platon : l’auteur de nos traités, dont l’on ignore s’ils sont d’Hippocrate même ou d’un de ses élèves, s’élève contre les croyances et les remèdes obscurantistes et propose une théorie du régime fondé sur l’équilibre et la reconnaissance des facteurs extérieurs, tels que l’âge, le sexe, le lieu, les vents et les saisons.

La présente édition regroupe en deux volumes Du Régime, Du Régime des Maladies aiguës, l’Appendice, De l’Aliment ainsi que De L’Usage des liquides. La notice introductive fournit un panorama de la diététique dans la médecine grecque classique depuis les Pythagoriciens, adeptes du végétarianisme, jusqu’à Platon qui fait de Hérodicos de Sélymbrie le fondateur de la diététique. Vient ensuite un plan détaillé du traité le plus important, Du Régime, assorti d’un bref commentaire. L’Histoire de la tradition manuscrite et des différentes éditions est relatée en détail. Chaque traité est précédé d’une notice explicative et possède son propre Index Verborum. Des notes accompagnent la lecture et sont complétées par des notes additionnelles destinées au lecteur soucieux d’approfondir.Texte établi et traduit par Robert Joly.

Biographies Contributeurs

HIPPOCRATE

Hippocrate est le plus illustre médecin de la Grèce antique. Né en 460 à Cos dans une branche de la famille aristocratique des Asclépiades qui prétendait descendre d'Asclépios, il apprit la médecine dès l'enfance auprès de son grand-père, déjà nommé Hippocrate, et de son père. Il fut célèbre dès son vivant, comme l'indiquent les mentions de son jeune contemporain Platon dans le Protagoras ou dans le Phèdre. Il enseigna la médecine à ses deux fils, et ouvrit son enseignement à des disciples extérieurs à la famille, moyennant salaire. Il refusa d'aller au service du Grand Roi, mais il quitta son île natale pour la Grèce continentale où il passa une partie de sa carrière, notamment en Thessalie à Larissa où il mourut à un âge avancé. L'œuvre conservée sous son nom, comprenant une soixantaine de traités, désignée actuellement sous le nom de Collection hippocratique ou Corpus hippocratique, constitue les premiers écrits médicaux conservés de la médecine occidentale. Rédigés en dialecte ionien, comme l'Histoire d'Hérodote, ils sont les remarquables témoins d'une médecine rationnelle dont un noyau important date de la seconde moitié du Ve siècle ou de la première moitié du IVe siècle avant J.-C.

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