Correspondance (829-886). Tome II : 847-862

Correspondance (829-886). Tome II : 847-862

Texte établi et traduit par : Léon LEVILLAIN

Présentation

Loup appartient à la génération qui se forma dans les écoles nées du grand mouvement de la renaissance carolingienne. Avide d'acquérir sans cesse de nouvelles connaissances, de posséder des manuscrits qui pourraient lui livrer des textes meilleurs ou des ouvrages inconnus de lui, sollicitant des uns et accordant aux autres des consultations érudites, il nous fait assister à l'immense effort de son siècle pour sauver la civilisation latine.

Théologien remarquable, il nous entraîne à sa suite dans les milieux ecclésiastiques qu'agitaient les querelles dogmatiques. Abbé d'une communauté de soixante-douze membres, toujours sur la brèche pour la défense des droits de l'Église, il nous livre des documents de première main sur les rapports de l'Église et de l'État, comme aussi sur les menus faits de la vie conventuelle dans un monastère important. Fidèle d'un prince qu'il sert de son mieux, il nous conserve dans toute leur fraîcheur les impressions d'un contemporain sur les événements publics, comme sur les intrigues du palais ou sur la misère des temps ; et le jugement qu'il porte sur les faits ou sur les hommes, même entaché de parti pris, n'est jamais indifférent à l'histoire. Souvent encore une brève mention, quelquefois une simple allusion enrichissent notre connaissance de faits qui, sans lui, seraient restés dans l'oubli, ou d'aperçus qui éclairent des événements connus.

Biographies Contributeurs

LOUP DE FERRIÈRES

Loup de Ferrières est un écrivain franc, d’expression latine, probablement d’origine germanique, né au début du IXe siècle et mort en 862. Il entre au monastère de Ferrières, dans le diocèse de Sens, alors l’un des centres de la renaissance littéraire carolingienne. Il est ensuite envoyé pour étudier la théologie auprès de Raban Maur à l’abbaye de Fulda, dans laquelle il demeure de 828 à 836 environ. Il y fait alors la connaissance d’Eginhard qui devient son correspondant et ami. A Fulda, Loup se bâtit une solide réputation de savant versé également dans les sciences profanes et les sciences sacrées. Il y enseigne et est chargé de travaux d’importance. Rentré à Ferrières, Loup est introduit à la Cour et devient le protégé de Charles le Chauve à qui il doit d’être élu abbé en 840. Ses Lettres en latin, consacrées à des questions érudites mais aussi au rôle qu’il joua en tant que conseiller de Charles le Chauve, sont un des témoignages les plus intéressants et les plus vivants qui nous soient parvenus sur ce temps.

Table des matières

AVANT-PROPOS


LETTRES DE LOUP DE FERRIÈRES
Lettres n° 68 à 133.

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