Histoire de la vie et aventures naturelles de l'homme pauvre du Toggenburg

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  • XXVI + 336 pages
  • Index
  • Livre broché
  • 12.5 x 19 cm
  • Bibliothèque allemande
  • N° dans la collection : 12
  • Parution :
  • CLIL : 3444
  • EAN13 : 9782251830124
  • Code distributeur : 53348
  • Export ONIX 3.0

Histoire de la vie et aventures naturelles de l'homme pauvre du Toggenburg

Texte établi et traduit par : François COLSON

Présentation

Le district montagneux de Toggenburg en Suisse alémanique, pays du réformateur H. Zwingli, a vu naître une figure marquante de la littérature des Lumières. Venu tardivement au savoir et à la rédaction de ses expériences dans une nature peu généreuse et une Allemagne secouée par les conflits militaires, Bräker découvrit dans une « Société morale » la réflexion et le débat. Ce lui fut l'occasion d’approfondir une sensibilité qu’il n’eut de cesse dès lors de former et de communiquer à ses contemporains.
La composition de son Journal attira l’attention du pasteur de la localité. Son apport à l’histoire des lettres se traduisit surtout par la rédaction d’une vie que dominent les rechutes dans la pauvreté et les aléas d’un temps de crises.
Cette autobiographie « d’en bas » est une contribution vraiment originale à l’histoire d’un genre auquel Rousseau va donner ses titres de noblesse. Paru en 1789, l’ouvrage de Bräker est aussi un témoignage de premier ordre sur des changements économiques, politiques et intellectuels que l’auteur saisit dans toute leur concrétude proche. Avec lui, la littérature se fait aussi histoire sociale.

Presse

Le regard d'Ulrich Bräker sur sa vie et son temps est inestimable car il nous renseigne, sur l'économie, mais aussi les moeurs de l'époque.
Le Temps - 14/03/2016

Ulrich Bräker contre les clichés alpestres
Le Temps

Biographies Contributeurs

Ulrich BRÄKER

Lecteur impénitent dans un milieu préoccupé d'abord par la survie de ses membres, Ulrich Bräker (1735-1798) s’adonne à la lecture alors même que la garde des chèvres, la fabrication du salpêtre ou le travail du coton ont longtemps requis son énergie. Cédant à l’appel de l’aventure, il est recruté de force par les soldats prussiens. Il déserte puis s’exerce à nouveau à la culture du coton. Ses échecs privés et économiques le poussent à chercher refuge dans l’écriture. Il rédige un journal puis narre sa vie avec sa suite de bonheurs et de malheurs. Il fait de soi son propre sujet, conquérant dans et par l’écriture une vision combative de l’homme. Il s’oppose par là à un monde qu’il voit s’abandonnant au désordre des passions et ignorant les intérêts les plus nobles de la communauté humaine.

François COLSON

François Colson, docteur en études germaniques (Sorbonne) a une importante activité de traducteur. On lui doit la version française de quatre romans de Friedrich Maximilian Klinger (1752-1831). La Bibliothèque allemande a accueilli en 2011 sa traduction de l'ouvrage le plus marquant de Johann Gottfried Seume, Ma Vie (1810).

Table des matières

Écrire – rêver, peut-être… Relation d'un néant social
Notice biographique et bibliographique

Avant-propos de l’éditeur [1789]
Préface de l’auteur

I. Mes grands-parents
II. Le jour de ma naissance (22 décembre 1735)
III. Mon souvenir le plus lointain (1738)
IV. Les circonstances d'alors
V. En danger, déjà (1739)
VI. Nos voisins, les paysans du Näbis
VII. Migration pour le Dreyschlatt (1741)
VIII. Organisation économique
IX. Changements
X. Premières conséquences de la mort du grand-père
XI. Du tout-venant
XII. Mes années de gamin
XIII. Description de notre domaine de Dreyschlatt
XIV. Le chevrier
XV. Mes journées
XVI. Plaisirs de l'état de berger
XVII. Contrariété et désagrément
XVIII. Nouveaux périls
XIX. Camaraderie
XX. Nouvel état d’esprit et fin de l’état de chevrier
XXI. Nouvelles tâches, nouveaux soucis (1747)
XXII. Ô ce néfaste désir de savoir
XXIII. Instruction (1752)
XXIV. Nouvelle camaraderie
XXV. Situation domestique d’alors
XXVI. Émigration vers le Steig de Wattwil (1754)
XXVII. Dieu vient m’éprouver
XXVIII. Maintenant journalier
XXIX. Quoi ? Déjà tête en l’air
XXX. C’est ainsi que les choses se passent
XXXI. Encore des histoires d’amour. Mais pas seulement
XXXII. Cette fois seulement (1755)
XXXIII. Départ en voyage
XXXIV. Adieu à la patrie
XXXV. Il est encore question de mon petit trésor
XXXVI. Le chemin se poursuit lentement
XXXVII. Un quartier tout neuf
XXXVIII. Une visite inattendue
XXXIX. La suite
XL. Oh ces mères, ces mères
XLI. En tournée
XLII. Encore du même tonneau
XLIII. Une fois encore, et puis : Adieu Rothweil ! Adieu pour toujours !
XLIV. Voyage pour Berlin
XLV. Changement de climat !
XLVI. Vraiment soldat, alors ?
XLVII. Entrée dans la danse
XLVIII. Entre autres choses, ma description de Berlin
XLIX. La suite ne se fait pas attendre
L. Que Dieu ait Berlin en sa sainte garde ! - Nous ne nous reverrons plus
LI. Marche forcée jusqu’à Pirna
LII. Espérance et découragement
LIII. Le camp de Pirna
LIV. Prise du camp saxon etc.
LV. La bataille de Lowositz (1er octobre 1756)
LVI. Pour finir : même sans les honneurs d’un combat, il est possible de s’en sortir heureusement
LVII. À la maison ! à la maison ! rentrer, et rien d’autre !
LVIII. Oh, cette chère et douce patrie !
LIX. Et maintenant, faire quelque chose
LX. Je pense à me marier (1758)
LXI. C’est là que ça devient sérieux
LXII. Projets d’habitation (1760)
LXIII. L’année la plus importante entre toutes (1761)
LXIV. Mort et vie
LXV. Trois ans à nouveau (1763-1765)
LXVI. Deux années (1766 et 1767)
LXVII. Et encore deux années (1768 et 1769)
LXVIII. Ma première année de disette (1770)
LXIX. Et à nouveau deux années ! (1771 et 1772)
LXX. Et voilà cinq années, même (1773-1777)
LXXI. De la graine d’auteur
LXXII. Et alors,
LXXIII. De folles tentations, assurément
LXXIV. Très honoré et très savant M. le pasteur Johann Caspar Lavater
LXXV. Cette fois quatre années (1778-1781)
LXXVI. Quatre années à nouveau (1782-1785). Aperçu général
LXXVII. Et maintenant, quelle sera la suite ?
LXXVIII. Bon, alors ?
LXXIX. Mes confessions
LXXX. Concernant mon état d’esprit présent. En outre concernant mes enfants
LXXXI. Circonstances heureuses et domicile
Annexe (1788)
Pierre et Paul
Discours sur la mendicité sur la voie publique

Index des noms de lieux

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