Histoires. Tome VI : Livres XXIX-XXXI. Index général

Histoires. Tome VI : Livres XXIX-XXXI. Index général

Notes de : L. ANGLIVIEL DE LA BEAUMELLE, Texte établi et traduit par : Guy SABBAH

Présentation

Conclusion et , sans doute aucun, sommet des Res gestae, les livres 29-31 ( années 371-378), dominés par l'invasion gothique, offrent au lecteur une riche diversité de morceaux d'anthologie : le récit des procès d'Antioche (29, 1-2), celui des campagnes de Théodose l'Ancien en Afrique contre Firmus ( 29, 5), la diatribe contre les avocats d'Orient (30, 4), le portrait final de Valentinien (30, 7-9), et, si l'on veut choisir dans cette totalité unique que constitue le livre 31, les pages sur les Huns et les Alains (31, 2) et le récit de la bataille d'Andrinople (31, 13). Ces livres présentent des spécificités remarquables, tout en restant fortement liés, au triple point de vue structurel, idéologique et littéraire, aux livres 26-28 qui constituent avec eux la dernière « hexade ».

Biographies Contributeurs

AMMIEN MARCELLIN

Officier de l'empire romain ; Historien ; A poursuivi l'œuvre de Tacite

Guy SABBAH

Latiniste ; Professeur à l'Université de Saint-Etienne (en 1989), professeur à l'Université Louis-Lumière, Lyon 2, directeur du l'URA 993 du CNRS, Institut des sources chrétiennes (en 1993)

Table des matières

INTRODUCTION

BIBLIOGRAPHIE

CONSPECTUS SIGLORUM

LIVRE XXIX
Années d'angoisse (371-375)

En 371, Romains et Perses continuent à s’affronter en Arménie, sans résultat décisif (I, 1-4). Valens, dès son retour à Antioche, doit faire face à un grave complot (371-372). Le notaire Théodorus est arrêté, condamné pour lèse-majesté, exécuté avec d’innombrables « complices » : la terreur s’abat sur Antioche et s’étend à tout l’Orient (I et II).

En Gaule, Valentinien donne de sinistres exemples d’une cruauté barbare (III). Il déploie néanmoins une belle énergie pour garder la frontière du Rhin, mais ne parvient pas à s’emparer par surprise du roi des Alamans Macrianus (IV).

En Afrique éclate, par la faute du comte Romanus, la dangereuse rébellion du prince maure Firmus. Théodose l’Ancien, au terme d’une série de dures campagnes (372-375), parvient à réduire le rebelle et à pacifier les Maurétanies (V).

Sur le front danubien, l’assassinat, par traîtrise, de leur roi provoque le soulèvement général des Quades. Sirmium est sauvée par le préfet Probus, mais deux légions romaines sont détruites par les Quades et leurs alliés Sarmates (VI).

Deux événements positifs viennent éclairer la fin de ces années d’angoisse : la brillante victoire de Théodose le Jeune en Mésie sur les Sarmates et l’heureuse fin (Eventus bonus) d’une grave inondation du Tibre qui aurait pu tourner en catastrophe pour la Ville éternelle (VI).

LIVRE XXX

La fin d’un règne (373-375)

En 373, le jeune roi d’Arménie Pap, dénoncé comme dangereux, est appelé et retenu à Tarse par Valens. Il réussit à s’échapper et à regagner son royaume. Mais Valens le fait assassiner par traîtrise au cours d’un festin (I).

Furieux de perdre ainsi un allié potentiel, le roi des Perses Sapor menace Valens de représailles s’il ne renonce pas à ses prétentions sur l’Arménie et l’Hibérie. En occident, Rémigius, vieux complice de Romanus, est contraint au suicide (II).

En 374 (automne), Valentinien apprend la dévastation de l’Illyricum par les Quades et les Sarmates. En attendant la campagne de printemps, il conclut la paix avec le roi des Alamans Macrianus (III).

L’Orient connaît une période d’accalmie sur le plan militaire, mais des nuées d’avocats malhonnêtes troublent la paix civile en se déchaînant contre les honnêtes gens et les naïfs (IV).

Dès le début du printemps 375, Valentinien quitte Trèves pour les provinces danubiennes. Il y apprend que la pression fiscale exercée par le préfet Probus les a réduites au désespoir. Gagnant Carnuntum, puis Acincum, il franchit le Danube et écrase les barbares sur leur propre territoire. Mais pendant qu’il cherche à établir ses quartiers d’hiver, une série de présages menaçants lui annoncent sa mort prochaine (V). Recevant à Brigetio une délégation des Quades, Valentinien, sous le coup de la colère, tombe foudroyé. Il meurt  (le 17 novembre 375) après une douloureuse agonie (VI).

Le sommaire de sa vie et de ses opérations militaires (VII), le portrait contrasté de ses vices –  cruauté sans pareille, avidité insatiable, jalousie face aux meilleurs –  (VIII) et de ses mérites, en matière de défense, de morale et de politique, y compris religieuse (IX), clôturent d’une manière grandiose l’ensemble d’une époque (364-375), celle du véritable successeur de Julien. Mais l’Empire ne peut attendre : le fils du défunt, âgé de quatre ans, est, en toute hâte mais dans le respect des formes légales, proclamé Auguste, le 22 novembre 375 (X).

LIVRE XXXI

De l'invasion gothique au désastre d'Andrinople  (375-378)

L'année 375 commence par des présages annonçant la mort de Valens (I). Le plus terrible est l'apparition des Huns (II).

S'alliant aux Alains, les Huns chassent les Goths Greuthunges, riverains du Danube. Athanaric « juge » des Goths Tervinges, s'enfuit. Son peuple cherche un refuge dans les Thraces (III). Valens est persuadé par son entourage d'y accueillir les barbares. Ils passent en masse le Danube, sans pouvoir être dénombrés par les chefs romains (IV).

Les Tervinges sont rejoints par les Greunthunges. Le comte Lupicinus tente en vain de s'emparer par trahison des chefs tervinges Alaviv et Fritigern. Les Goths le mettent en déroute à Marcianopolis (V).

Des bandes de Tervinges, commandées par Suéridus et Colias, entrent en rébellion et se joignent à Fritigern. Les barbares mettent les campagnes de Thrace en coupe réglée (VI).

Valens envoie de nouveaux généraux, Trajan et Profuturus (376) qui affrontent l’ensemble des Goths dans une grande bataille ad Salices ( VI). Il envoie Saturnius prêter main forte aux chefs mis en échec. Celui-ci laisse le passage aux Goths, jusque là enfermés derrière la barrière  de l' Hémimont : ils déferlent sur la Thrace (377) et remportent un succès à Dibaltum (VIII).

Mais le duc Frigéridus massacre des pillards goths, unis à des Taïfales (IX) et Gratien se porte au secours de Valens. Il doit faire face à une invasion des Alamans Lentiens (février 378) qu'il écrase brillamment à Argentaria (X).

Valens quitte Antioche (printemps 378) et parvient à Constantinople (XI). Piqué par les messages victorieux du duc Sébastianus et jaloux de Gratien, il n'attend pas les renforts amenés d'Occident : il livre bataille, le 9 août 378, à Andrinople, aux Goths commandés par Fritigern. Son armée est détruite et, blessé gravement, il disparaît lui-même, enfoui sous les cadavres ou brûlé dans un incendie (XII-XIII).

Il n'était pas dénué de vertus privées et publiques, mais les traits négatifs, surtout sa cruauté sanglante, l'emportent dans son portrait final, faisant de lui une figure marquée par un noir destin (XIV).

Les barbares échouent devant Andrinople (XV), assiègent Périnthe, puis Constantinople, avant de refluer loin de la capitale, tandis que Julius assure le salut des provinces orientales. Épilogue (XVI).

NOTES COMPLÉMENTAIRES

INDEX DES NOTES

INDEX GÉNÉRAL

CARTES

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