Archimede Latino / Archimedes Latinus

Archimede Latino / Archimedes Latinus

Iacopo da San Cassiano e il corpus archimedeo alla metà del quattrocento con edizione della Circuli dimensio e della Quadratura parabolae

Texte établi et traduit par : Paolo d' ALESSANDRO, Pier Daniele NAPOLITANI

Présentation

Bien que les historiens s'accordent sur l'importance de l'édition de Bâle, il a jusqu'ici été fait peu de cas du véritable auteur de la redécouverte d'Archimède: Iacopo da San Cassiano. Voulant corriger ce silence injuste, la première partie de l'ouvrage (Iacopo da San Cassiano traducteur d'Archimède) suit Iacopo dans ses déplacements depuis le Studium de Pavie jusqu'à la cour des Gonzague et à la curie de Nicolas V. Elle fait la lumière sur les rencontres et les relations dans lesquelles est née la traduction du corpus d'Archimède et sur les milieux dans lesquels elle circula dans la seconde moitié du XVe siècle. Le lecteur se retrouve au cœur des centres universitaires de Pavie et Mantoue ainsi que des cercles humanistes de Milan, Bologne, Ferrare et Rome, découvrant au fil des pages les multiples facettes du cercle de Bessarion, la rigueur philologique d'un mathématicien tel que Regiomontanus ou encore les intérêts scientifiques d'artistes et de savants tels que Piero della Francesca, Francesco del Borgo et Léonard de Vinci. Dans la seconde partie de l'ouvrage (La traduction d'Archimède) sont étudiés les témoignages contemporains sur la version latine, qui en attribuent unanimement la paternité à Iacopo da San Cassiano. L'étude de la tradition permet de reconnaître, parmi les manuscrits qui nous sont parvenus, non seulement le primum exemplar de la traduction, c'est-à-dire le brouillon autographe de Iacopo, mais aussi la copie sur laquelle Regiomontanus encore jeune a opéré, à partir d'un manuscrit de Bessarion conservé aujourd'hui à la Biblioteca Nazionale Marciana, sa révision du texte et des figures que reprend clairement l'édition de 1544, et même les deux manuscrits sur lesquels Francesco dal Borgo et Piero della Francesca ont étudié en étroite collaboration l'œuvre d'Archimède et vérifié ses propositions géométriques.

Mais quel est le modèle que Iacopo traduit? et quel genre de traducteur dessine le manuscrit autographe que nous avons retrouvé? D'après Johan Ludvig Heiberg, Iacopo aurait fondé son travail sur un codex du IXe siècle, par la suite acquis par Giorgio Valla et aujourd'hui connu comme codex A. La troisième partie de l'ouvrage (Iacopo et la tradition d'Archimède) est consacrée à un examen de cette hypothèse ainsi que de celle, postérieure, formulée par Marshall Clagett, selon qui Iacopo aurait connu et se serait servi de la traduction latine médiévale de Guillaume de Moerbeke. Aussi bien les résultats de cet examen que l'étude comparative de différents passages du texte dans la version de Iacopo et dans la leçon des autres témoins connus de l'œuvre d'Archimède porte, au contraire, à croire que non seulement Iacopo ignore la précédente traduction de Guillaume de Moerbeke, mais qu'il se sert d'un manuscrit grec à la fois différent et indépendant du codex byzantin dont Valla fut le propriétaire. C'est pourquoi sa traduction ouvre de nombreuses perspectives quant à la question fondamentale d'une meilleure édition d'Archimède et d'une connaissance plus précise de sa pensée. Aussi l'édition critique de la Circuli dimensio et de la Quadratura parabolæ permet-elle au lecteur, dans la quatrième partie de l'ouvrage de juger sur pièce des nombreuses questions abordées précédemment. En effet, s'appuyant sur un triple apparat critique et proposant une traduction italienne en regard ainsi que des notes essentielles, cette édition permet à la fois de relever les hésitations d'Iacopo, de repérer les écarts de sa version par rapport à la tradition grecque ayant survécu et de suivre la transmission postérieure du texte. Un Appendice ad hoc rassemble enfin les données essentielles des manuscrits et les leçons uniques des codices descripti, dont en général l'apparat ne rend aucun compte.

Biographies Contributeurs

Paolo d' ALESSANDRO

Paolo d'Alessandro est professeur de Codicologie à la Scuola Vaticana di Paleografia, Diplomatica e Archivistica (Cité du Vatican) et de Grammaire et histoire de la langue latine à l'Università degli studî «Gabriele D'Annunzio» de Chieti-Pescara (Italie), est spécialiste de la tradition des textes grammaticaux grecs et latins. Philologue et éditeur, il s'intéresse aussi à l'ecdotique des écrits mathématiques ou scientifiques et techniques d'auteurs antiques et renaissants, et est membre du « Comité pour l'édition nationale » (italienne) de l’Opera matematica di Francesco Maurolico. Parmi ses contributions les plus récentes, on compte l'identification et l'étude du manuscrit autographe contenant l’Archimède latin d'Iacopo da San Casciano (« Un nuovo autografo di Iacopo da San Cassiano : L’Archimede latino », dans « Sit liber gratus, quem servulus est operatus »: Studi in onore di Alessandro Pratesi per il suo 90° compleanno, Città del Vaticano, Scuola Vaticana di Paleografia, Diplomatica e Archivistica, 2012, pp. 955 ss.).

Pier Daniele NAPOLITANI

Pier Daniele Napolitani est professeur d'Histoire des mathématiques à l’Università degli studi de Pise (Italie), est Président du « Comité pour l’édition nationale » (italienne) de l’Opera matematica di Francesco Maurolico. Parmi ses nombreuses publications, on compte les essais « La geometrizzazione della realtà fisica : Il peso specifico in Ghetaldi e Galileo » (Bollettino di Storia delle Scienze matematiche, VII, 1987, pp. 139-237), Archimede : Alle radici della scienza moderna (Milano, Le Scienze, 2001) et « Royal road or labyrinth? Luca Valerio’s De centro gravitatis solidorum and the beginnings of modern mathematics » (Bollettino di Storia delle Scienze matematiche, XXIV, 2004, pp.71-138 –en coll. avec Ken Saito), ainsi que l’édition critique et commentée de la Correspondance de Christoph Clavius (Pisa, Dipartimento di Matematica, 1992 – en coll. avec Ugo Baldini).

Table des matières

• Prefazione

• Bibliografia e abbreviazioni bibliografiche

• parte prima. Iacopo da San Cassiano traduttore di Archimede

I. Iacopo tra Mantova e pavia

Il personaggio

L'arrivo di Iacopo a Mantova

Iacopo studente a pavia

I manoscritti di francesco filelfo

Iacopo e gian Lucido gonzaga

Altre conoscenze di Iacopo a pavia: Teodoro gaza e giovanni Marliani

Di ritorno a Mantova

II. Iacopo alla corte di Niccolo v

Il trasferimento a Roma

Iacopo e la mathematica provincia

La polemica con il Trapezunzio

La traduzione di Diodoro Siculo

La morte di Iacopo

• parte seconda. La traduzione di Archimede

I. L'autografo di Iacopo

I testimoni dell'Archimede latino

La diffusione dell'opera

La testimonianza del Regiomontano

All’origine della tradizione

Correzioni d’autore nella Circuli dimensio e nella quadratura parabolae

una copia di lavoro autografa

Numeri e frazioni fanno penare Iacopo

II. una recensione chiusa

I risultati della collazione

Correzioni di numeri e frazioni

Signa crucis ed elementi extratestuali

Le figure geometriche

L’analisi codicologica

Na e il copista del marciano FF

un anonimo revisore

III. «Traductio est Iacobi Cremonensis, sed non nusquam emendata»: la revisione del Regiomontano

una traduzione da rivedere

Mende ereditate dal modello greco

Le correzioni del Regiomontano

Le figure geometriche sanate: il secondo caso di Circ. dim. prop. 3

Le figure della quadratura parabolae

quando le figure sono fuori posto

figure raddoppiate, confuse, mescolate

Il confronto con il greco

Non solo correzioni matematiche

Regiomontano rassegnato

La tradizione dell’Archimede latino: codici e lettori

Il manoscritto marciano e i suoi apografi

Correzioni del Regiomontano in FF

un importante testimone della traduzione di Eutocio: pa

L’urbinate e il Riccardiano

Le figure geometriche di Piero della Francesca

Piero della Francesca "lettore" di Archimede

Le figure della Circuli dimensio in fu

Tra Piero della Francesca e Francesco dal Borgo

Conclusioni sulla tradizione manoscritta

• parte terza. Iacopo e la tradizione Archimedea

I. La tradizione archimedea e le ipotesi dello heiberg e del Clagett

Il perduto subarchetipo A

gli altri rami dello stemma codicum: B e C

La collocazione di Iacopo nello stemma dello heiberg

un’incerta prova di dipendenza: la lacuna iniziale

La lacuna nel commento di Eutocio (III, p. 4. 13 h.2)

o Il testo plenior di Iacopo: un’ipotesi alternativa

II. Il modello greco di Iacopo

una lacuna in Archim. sphaer. et cyl. I 10

Interpolazioni da Eutocio in Archim. sphaer. et cyl. I 10

Sauts du même au même nella tradizione archimedea

Iacopo da San Cassiano e guglielmo di Moerbeke

La figura di Archim. sphaer. et cyl. I 32

Il testo di Archim. sphaer. et cyl. I 11 (I, pp. 40. 6-46. 18 h.2)

Il modello greco di Iacopo

• parte quarta. La CIRCULI DIMENSIO e la QUADRATURA PARABOLAE

un’edizione a mo’ di esempio

I. una traduzione tra due mondi

Le prospettive della ricerca

La Circuli dimensio: quale tradizione?

La quadratura parabolae alle soglie dell’etA moderna

II. L’edizione critica

Criteri ecdotici

Le figure e il loro apparato

Sigla

Circuli Dimensio

Quadratura Parabolae

• Appendice

Codices descripti

principali errori particolari di E

principali errori particolari di f

principali errori particolari di O

principali errori particolari di p

Découvrez aussi

De arte magna libri IV / Traité d'algèbre
De Re anatomica libri XV
Le Monde des sphères I. Genèse et triomphe d'une représentation cosmique
Nouveau Ciel - Nouvelle Terre
Les Fondements de la bioéthique
Histoire et civilisation Textes et études Philosophie et sciences humaines Arts Théâtre Religions / Théologie Mythologie Essais, journaux et correspondances Littératures modernes et contemporaines Poésie Sciences Économie / Société Papeterie, objets dérivés