Tan Qiao

Le Livre des métamorphoses est, depuis la dynastie des Ming au moins, attribué à un maître des arts taoïstes, Tan Qiao (actif au Xe siècle). Celui-ci reste mal connu. Les récits hagiographiques font de lui un ermite qui, au terme d’une vie

de pérégrination dans les montagnes sacrées du nord-ouest de la Chine, serait parvenu à raffiner le cinabre. Refusant de passer les examens mandarinaux, rétif à tout enrôlement dans le service public, il aurait mené une vie en tous

points conforme aux hagiographies taoïstes : goût de l’alcool, détachement des passions mondaines, générosité envers les indigents, indifférence aux rigueurs climatiques. Il allait jusqu’à maîtriser les techniques lui permettant d’apparaître et de disparaître à sa guise. Curieusement, aucun de ces éloges ne mentionne Le Livre des métamorphoses.