Le Déclin du courage
Le Déclin du courage
  • 72 pages
  • Livre broché
  • 12.5 x 19 cm
  • Le Goût des idées
  • N° dans la collection : 44
  • Parution :
  • Première publication : 2014
  • CLIL : 3133
  • EAN13 : 9782251200460
  • Code distributeur : 49360
  • Export ONIX 3.0

Le Déclin du courage

Préface de : Claude DURAND, Traduit par : Geneviève JOHANNET, José JOHANNET

Présentation

Le 8 juin 1978 Alexandre Soljénitsyne disait aux étudiants de l'université de Harvard :
« Non, je ne peux pas recommander votre société comme idéal pour transformation de la nôtre. (…) Nous avions placé trop d’espoirs dans les transformations politico-sociales, et il se révèle qu’on nous enlève ce que nous avons de plus précieux : notre vie intérieure. À l’Est, c’est la foire du Parti qui la foule aux pieds, à l’Ouest la foire du Commerce : ce qui est effrayant, ce n’est même pas le fait du monde éclaté, c’est que les principaux morceaux en soient atteints d’une maladie analogue. »

Alexandre Issaïevitch Soljénitsyne est né le 11 décembre 1918 à Kislovodsk (Russie). Mobilisé en 1941 dans les rangs de l’Armée rouge, il est arrêté à la veille de la victoire pour avoir prétendument insulté Staline dans une lettre à un ami, et purgera huit ans de détention et trois de relégation. En 1962, la parution d’Une journée d’Ivan Denissovitch, peinture véridique de l’univers du Goulag jusque-là tabou, révèle un écrivain au monde entier. Le Premier Cercle puis Le Pavillon des cancéreux assureront sa gloire. Le prix Nobel de littérature lui est décerné en 1970. En décembre 1973, paraît à Paris (en version russe) L’Archipel du Goulag, tableau de la terrible répression exercée en Union soviétique sur des millions de citoyens. Le scandale est énorme : en février 1974, Soljénitsyne est déchu de sa citoyenneté et expulsé de son pays : il se fixera d’abord en Suisse puis aux États-Unis. À la chute de l’URSS, sa nationalité lui est restituée et il rentre en Russie, près de Moscou, où il vivra jusqu’à sa mort, survenue le 3 août 2008.

Presse

Absolument urgent de relire et de méditer.
Le Figaro Histoire - 01/12/2014

Biographies Contributeurs

Alexandre Issaïevitch SOLJÉNITSYNE

Alexandre Issaïevitch Soljénitsyne est né le 11 décembre 1918 à Kislovodsk (Russie). Mobilisé en 1941 dans les rangs de l'Armée rouge, il est arrêté à la veille de la victoire pour avoir prétendument insulté Staline dans une lettre à un ami, et purgera huit ans de détention et trois de relégation. En 1962, la parution d’Une journée d’Ivan Denissovitch, peinture véridique de l’univers du Goulag jusque-là tabou, révèle un écrivain au monde entier. Le Premier Cercle puis Le Pavillon des cancéreux assureront sa gloire. Le prix Nobel de littérature lui est décerné en 1970. En décembre 1973, paraît à Paris (en version russe) L’Archipel du Goulag, tableau de la terrible répression exercée en Union soviétique sur des millions de citoyens. Le scandale est énorme : en février 1974, Soljénitsyne est déchu de sa citoyenneté et expulsé de son pays : il se fixera d’abord en Suisse puis aux États-Unis. À la chute de l’URSS, sa nationalité lui est restituée et il rentre en Russie, près de Moscou, où il vivra jusqu’à sa mort, survenue le 3 août 2008.

Extraits

"Personne, sur la Terre, n'a d'autre issue que d'aller toujours plus haut."

"Lorsque toute la vie est pénétrée de rapports juridiques, il se crée une atmosphère de médiocrité morale qui asphyxie les meilleurs élans de l'homme."

"La presse a le pouvoir de contrefaire l'opinion publique, et aussi celui de la pervertir. La voici qui couronne les terroristes des lauriers d'Érostrate ; la voici qui dévoile jusqu'aux secrets défensifs de son pays ; la voici qui viole impudemment la vie privée des célébrités au cri de : "Tout le monde a le droit de tout savoir" (slogan mensonger pour un siècle de mensonge, car bien au-dessus de ce droit il y en a un autre, perdu aujourd'hui : le droit qu'a l'homme de ne pas savoir, de ne pas encombrer son âme créée par Dieu avec des ragots, des bavardages, des futilités. Les gens qui travaillent vraiment et dont la vie est bien remplie n'ont aucun besoin de ce flot pléthorique d'informations abrutissantes)."

"Si l'homme, comme le déclare l'humanisme, n'était né que pour le bonheur, il ne serait pas né non plus pour la mort. Mais corporellement voué à la mort, sa tâche sur Terre n'en devient que plus spirituelle : non pas un gorgement de quotidienneté, non pas la recherche des meilleurs moyens d'acquisition, puis de joyeuse dépense des biens matériels, mais l'accomplissement d'un dur et permanent devoir, en sorte que tout le chemin de notre vie devienne l'expérience d'une élévation avant tout spirituelle : quitter cette vie en créatures plus hautes que nous n'y étions entrés."

Table des matières

Préface

Le monde éclaté
Les mondes contemporains
La convergence
Le déclin du courage
Le bien-être
La vie juridique
La liberté de faire quoi ?
Une presse pour dire quoi ?
Les idées soumises à la mode
Le socialisme
Un non-modèle
Myopie
La perte de volonté
L'humanisme et ses conséquences
Des parents inattendus
À la veille d'un tournant

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