Jouissance de proust
  • 192 pages
  • Livre broché
  • 16 x 22.5 cm
  • Encre Marine
  • Parution :
  • CLIL : 3435
  • EAN13 : 9782841864003
  • Code distributeur : 33706
  • Export ONIX 3.0

Jouissance de proust

Pour une esthétique de la métaphore

Présentation

Cruelle existence que celle qui nourrit nos espérances et excite nos désirs afin de les réduire à néant! Amère réalité que celle contre laquelle notre imagination – libre, illimitée et enivrante – vient finalement se briser! À la recherche du temps perdu semble faire de ce constat une loi, et s'imposer comme le roman de la souffrance et de l’ennui: la réalité, ou du moins l’idée que l’on s’en fait, finit toujours par décevoir. Pourtant, il s’agit de montrer que cette insatisfaction naît d’un manque plus profond encore, inscrit au coeur du réel lui-même, dans sa présence immédiate et brute: notre rapport au monde révèle un manque, qui n’est pas rien, mais un manque-à-être, comme on parle d’un manque-à-gagner, et qui fonctionne comme le signe ou l’indice d’une vérité par-delà ou plutôt en creux de la seule réalité présente. Ce manque ou ce déficit est bien ce dont on fait l’expérience, ce qu’on ne peut s’empêcher de ressentir, et même ce qui définit le sens de l’expérience (le sens du sensible, par conséquent), tout en signifiant aussi, en pointillé, l’au-delà ou l’envers de cette expérience, sa face cachée, de laquelle Proust finit par extraire le sens de la littérature et de l’art en général. La littérature suit et file le réel dans sa propre dérive, et jusque dans sa doublure.

Presse

On ne lit pas Proust. On s'en délecte et on en jouit. C'est ce à quoi Miguel de Beistegui, dans son livre Jouissance de Proust, s'attache à démontrer.
- 10/12/2008

Nous voici plongés au cœur d'une problématique existentielle universelle qui court tout au long de la Recherche du temps perdu de Proust : le constat récurrent que « la réalité, ou du moins l'idée que l’on s’en fait, finit toujours par décevoir. Que jamais elle n’est à la hauteur de ce qu’elle semble promettre, de ce que l’on s’estime en droit d’attendre d’elle. Pas un instant de bonheur qui dure, ni une joie qui ne cède la place à un chagrin ».La conséquence devrait-elle être alors, pour éviter toute désillusion, de nous faire moins attendre de la vie ?Non, répond l’Auteur, et c’est là toute la beauté de l’analyse que poursuit Miguel de Beistegui. 
- 01/07/2007

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