Propos de table / Intercenales
  • CXXII + 1060 pages
  • Reliure cuir
  • 15 x 24 cm
  • Français, Latin
  • Classiques de l'humanisme
  • N° dans la collection : 46
  • Parution :
  • CLIL : 3439
  • EAN13 : 9782251801339
  • Code distributeur : 55451
  • Export ONIX 3.0

Propos de table / Intercenales

Texte établi par : Roberto CARDINI, Traduit par : Claude LAURENS, Frank LA BRASCA, Traduit et commenté par : Roberto CARDINI

Lauréat du Prix Georges Perrot, 2018

Deux volumes sous coffret.

Présentation

Ces Propos de table illustrent, au sein de l'œuvre latine si diverse d’Alberti (1404-1472) – d’abord plus connue pour ses dialogues de morale et ses traités techniques et théoriques –, la veine du serio ludere, cet art d’inspiration lucianesque qui a été si bien défini par Roberto Cardini dans Alberti o della nascita dell’umorismo moderno (1993). Ce dernier recueil ne fut jamais totalement achevé. Il resta, jusqu’à la mort de son auteur, in fieri, tel une sorte de laboratoire de l’invention, voire de l’expérimentation poétique, et par suite connut une fortune éditoriale des plus mouvementées.

Éparpillées en divers manuscrits, les pièces qui le composent ne figureront pas dans la première édition des petites œuvres latines publiées par Massimi autour de 1500 : il faudra attendre la fin du XIXe siècle pour que Girolamo Mancini publie en 1890 les deux premiers livres et le quatrième (le Defunctus et l’Anuli) et le XXe siècle pour que Cecil Grayson publie Uxoria. C’est seulement un hasard providentiel du dernier après-guerre (la découverte, dans les combles du couvent des dominicains de Pistoia, d’un manuscrit contenant les livres IV à X), qui permettra de se former pour la première fois une idée approchante de l’œuvre intégrale. L’édition partielle des Intercenali inedite par Eugenio Garin (1964 et 1965) sera suivie à brève distance de l’édition des dix livres avec traduction anglaise de David Marsh (1987) et de deux éditions italiennes, de I. Gaghella (1998) et de F. Bacchelli-L. D’ascia (2003).

Approfondissement de l’édition critique insérée dans le volume des Opere Latine publiées en 2010 (Roma, Istituto poligrafico) où elle est suivie de la traduction italienne de M. Letizia Bracciali Magnini, la présente édition, accompagnée en vis-à-vis par la traduction française de Claude Laurens qui conserve à ces textes toute leur vivacité et alacrité, est la première qui débrouille l’écheveau inextricable de la tradition, la seule qui soit fondée sur une hypothèse d’ensemble et sur la collation complète des témoins dont les rapports réciproques sont discutés dans l’Introduction générale consacrée tout entière à la prodigieuse génétique du texte (et qui, à cet égard fera date), ainsi que dans les introductions à chacune des pièces ; la seule aussi qui reproduise l’agencement (succession des livres et ordre des pièces à l’intérieur de chaque livre) du manuscrit P, lequel conserve, pour autant qu’on puisse le savoir, la rédaction « ultime » des Intercenales. Chaque texte a été pour la première fois subdivisé en paragraphes qui répondent à des scansions logiques, mais les portions de textes ainsi délimitées sont en général brèves, de façon à faciliter la triangulation parfois très complexe entre le texte et sa justification philologique et son commentaire qui occupent le deuxième tome.

Dans le deuxième tome qu’il pourra ouvrir commodément à côté du premier, le lecteur trouvera, donné dans l’ordre des pièces, l’apparat critique, précédé pour la première fois, pour la vingtaine de textes transmis en rédactions multiples, par l’apparat rédactionnel. Suit, pour chacune d’elles, un vaste commentaire, mis en français, comme la grande Introduction, par Frank La Brasca, et fruit lui aussi de recherches de première main pour répondre aux objectifs suivants : la discussion sans complaisance des principales conjectures proposées par ses prédécesseurs et parfois aussi repoussées ; l’attention aiguë portée aux faits de langue, le latin d’Alberti mêlant, même si elles ont des poids différents, toutes les phases de la latinité ; le « démontage des textes » mettant à jour le travail de mosaïque théorisé ailleurs par l’auteur et permettant de mesurer le taux d’originalité de compositions nourries de culture antique ; mais aussi l’intertextualité interne, voire les autocitations – Alberti étant un de ces auteurs qui se sont constamment réécrits eux-mêmes ; enfin l’identification par un des meilleurs connaisseurs des genres et des styles qu’il expérimente dans une œuvre placée, on le vérifiera avec délices, sous le signe de la varietas.

Médias

Première édition complète, bilingue et critique des Propos de table d’Alberti : extraits
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Biographies Contributeurs

Leon Battista ALBERTI

  Leon Battista Alberti, fils illégitime de Lorenzo degli Alberti, est né à Gênes, en 1404, descendant d'une lignée de grands marchands, désormais en exil, après qu'ils ont été chassés de Florence par leurs rivaux, la famille Albizzi, en 1382. Soumis à des difficultés économiques, en raison de ses origines, Leon Battista Alberti deviendra fonctionnaire auprès de la Curie pontificale. Artiste complet, souvent comparé à Léonard, il brillera dans tous les domaines où il exercera ses nombreux talents : on lui doit des travaux mathématiques (Ludi mathematici), des traités d’architecture (De re aedificatoria), de peinture (De pictura), de sculpture (De statua), ainsi que des réalisations concrètes (Santa Maria Novella à Florence, San Sebastiano et Sant'Andrea à Mantoue) qui vont durablement et notablement influencer les arts italiens de la Renaissance, en particulier par la redécouverte de Vitruve et des grandes réalisations de l’Antiquité. Leon Battista Alberti a également rédigé de nombreux écrits littéraires (Momus, Avantages et inconvénients des Lettres, une grammaire de la langue vulgaire, un traité sur le cheval, des poésies…) Il meurt en 1472, en pleine gloire, quelques mois après avoir fait visiter les ruines romaines à Laurent le Magnifique.

Claude LAURENS

Traduit du latin en français

Table des matières

VOLUME I

Introduction
Alberti écrivain et humaniste
Les Intercenales de Leon Battista Alberti. Histoire rédactionnelle et hypothèse éditoriale
Note sur le texte
Abréviations

Liber primus
Prohemium ad Paulum physicum
Scriptor
Pupillus
Religio
Virtus
Fatum et fortuna
Patientia
Felicitas

Liber secundus
Prohemium ad Leonardum Aretinum
Oraculum
Parsimonia
Gallus
Vaticinium
Paupertas
Nummus
Pluto
Diuitie

Liber tertius
Picture
Flores
Discordia
Hostis
Lapides
Hedera
Suspitio

Liber quartus
Prohemium ad Poggium
Somnium
Corolle
Cynicus
Fama
Erumna
Servus

Liber septimus
Prohemium
Maritus
Uxoria

Liber octavus
Prohemium
Fatum et pater infelix
Convelata

Liber nonus
Naufragus

Liber decimus
Argumenta libri X
Bubo
Nebule
Pervicacia
Templum
Lacus
Lupus
Aranea

Liber undecimus
Vidua
Amores

Appendice I
Defunctus
Anuli
Appendice II
Simie
Opinio

Apparatus
Sigles
Livre I
Livre II
Livre III
Livre IV
Livre VII
Livre VIII
Livre IX
Livre X
Livre XI
Appendice I
Appendice II


VOLUME II

LIBER PRIMUS INTERCENALIUM

Prohemium ad Paulum Physicum
Scriptor
PUPILLUS
RELIGIO
VIRTUS
FATUM ET FORTUNA
PATIENTIA
FELICITAS

INTERCENALIUM LIBER II
Prohemium ad Leonardum Arretinum
ORACULUM
PARSIMONIA
GALLUS
VATICINIUM
PAUPERTAS
NUMMUS
PLUTO
DIVITIE

INTERCENALIUM LIBER III
PICTURE
FLORES
DISCORDIA
HOSTIS
LAPIDES
HEDERA
SUSPITIO

INTERCENALIUM LIBER IV
Prohemium ad Poggium
SOMNIUM
COROLLE
CYNICUS
FAMA
ERUMNA
SERVUS

INTERCENALIUM LIBER VII
Prohemium
MARITUS
UXORIA

INTERCENALIUM LIBER VIII
Prohemium
FATUM ET PATER INFELIX
CONVELATA

INTERCENALIUM LIBER IX
NAUFRAGUS

INTERCENALIUM LIBER X
Prohemium
BUBO
NEBULE
PERVICACIA
TEMPLUM
LACUS
LUPUS
ARANEA

INTERCENALIUM LIBER XI
VIDUA
AMORES

APPENDICE I
DEFUNCTUS
ANULI
APPENDICE II
SIMIE
<OPINIO>

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