L'Âme désarmée
L'Âme désarmée

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  • 504 pages
  • Livre broché
  • 13.2 x 19.6 cm
  • Le Goût des idées
  • N° dans la collection : 69
  • Première publication : 2018
  • Dernier tirage :
  • CLIL : 3645
  • EAN13 : 9782251448473
  • Code distributeur : 61996
  • Export ONIX 3.0

L'Âme désarmée

Essai sur le déclin de la culture générale

Traduit par : Paul ALEXANDRE, Pascale HAAS, Préface de : Saul BELLOW

"Bloom se montre d'une justesse très lucide."

(Philosophie Magazine)

"La charge est donnée dans un style excessif et étincelant, drôle quand le fer atteint les ridicules de l'élite académique."

(Le Monde des Livres)

"Un essai magistral. Une dénonciation du relativisme d'une rare puissance."

(Le Figaro)

Le récit de chevalerie de la fin des « humanités ».

(Libération)

"Un ouvrage d'une extrême importance."

(L'Incorrect)

"Un décryptage saisissant et prophétique du déclin de la culture générale en Occident."

(Le Figaro Magazine)

Extrait Audio

Présentation

L’université : est-il possible en un mot de faire lever plus de prestiges ? Il s’agit bien du centre de l’Occident, parce que l’Université est le cœur des démocraties. Allan Bloom balaie ces prestiges, ces mirages : narcissisme, nihilisme, relativisme paralysant, « créativité » stérile. Fait-il le procès de l’Amérique ? Il l’aime, mais craint pour son avenir, et pour le nôtre. Fait-il le procès de la jeunesse ?
Il l’aime avec une générosité et un discernement peu communs, mais son anxiété croît : ces dernières décennies ont vu se répandre, en Europe non moins qu’aux États-Unis, un style d’éducation et un mode de vie qui tendent à rendre les jeunes gens et les jeunes filles de plus en plus incapables de faire face noblement, intelligemment ou même raisonnablement aux grands faits de la vie humaine : l’amour, la famille, la citoyenneté, la recherche de la vérité.
Allan Bloom nous redonne accès à ce très proche trésor que les universités soucieuses d’« utilité » et de « scientificité », que les Églises ivres de popularité et d’« ouverture » ont mis sous le boisseau : notre âme. Elle est le seul sujet de ce livre profond.
Publié en anglais en 1987 (The Closing of the American Mind), l’ouvrage a été traduit en français dès sa parution, dans une édition amputée de l’essentiel de sa troisième partie. Le voici proposé dans une traduction intégrale.

Médias

Les recommandations du Cahier Livres par Libération
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Presse

Brillant !... Aucun autre livre ne formule de considérations aussi pertinentes sur le contemporain... Un livre extraordinaire.
The Wall Street Journal

"Ce pourrait être l'œuvre la plus importante en son genre depuis la Seconde Guerre mondiale."
Chicago Tribune

La charge est donnée dans un style excessif et étincelant, drôle quand le fer atteint les ridicules de l'élite académique. Cet humour parfois amer a évité de tourner à la ritournelle antimoderne, à l'antienne (néo)conservatrice voire réactionnaire.
Le Monde des Livres - 28/09/2018

Malgré quelques idées délicieusement réactionnaires qui ne manqueront pas de faire sourire, Bloom se montre d'une justesse très lucide quant au devenir des humanités, non seulement au sein de l'enseignement, mais par rapport à l'ensemble de la construction de l'existence humaine.
Philosophie Magazine - 24/10/2018

L'Âme désarmée d'Allan Bloom est bienheureusement rééditée. Livre séminal qui fut le premier (1987) à diagnostiquer le danger d'une dérive narcissique de l'enseignement, où l'obsession de la différence communautariste et « la décourageante expansion de l'ignorance instruite et des idées fausses » annonçaient l'oubli du socle fédérateur indispensable (supposé "stigmatisant") au profit d'un relativisme destructeur.
Valeurs actuelles - 25/10/2018

Les Belles Lettres republient aujourd'hui un essai magistral sur la crise de la culture générale de l'universitaire américain Allan Bloom. Une dénonciation du relativisme d'une rare puissance. [...] Un essai à la fois profond et acerbe.
Le Figaro - 22/11/2018

Bloom a formulé ses postulats très en amont, à peine deux décennies après 1968, et il se permettait en plus de renvoyer dos à dos les élucubrations de la gauche libérale, les diktats de l'économie de marché et même « les croyances religieuses, qui, loin de contenir les élans du capitalisme, comme l'espérait Tocqueville, désormais les promeuvent ».
Books - 01/12/2018

Allan Bloom ne dénonce pas, comme on l'a souvent dit, le rock, le sexe et tout ce que la jeunesse porte avec elle. Il pense simplement qu'il doit exister un lieu où une partie de cette jeunesse doit être préservée de tout ce dans quoi elle baigne de toute façon, un lieu qui doit l'éduquer autrement, par les textes et le dialogue qu'ils réclament, sans souci d'utilité sociale, d'égalité des « valeurs » ou de politiquement correct, un lieu qui la rendra véritablement insoumise aux normes et aux réflexes nés de l'actualité. Ce lieu, pour lui, c'est l'Université.
Libération - 01/12/2018

Trente ans après sa parution, il est urgent de lire cette Âme désarmée, dont la profondeur nous réarme.
L'Incorrect - 05/12/2018

Contre le poison du nivellement des valeurs, Bloom défend la vie de l'esprit et fait le lien entre crise de la culture générale et crise de la civilisation. La culture générale, l'accès aux grands livres et à la tradition sont tout sauf des outils de distinction sociale comme le dira Bourdieu. Bloom nous rappelle que « laprésence active de la tradition dans l'âme d'un homme lui donne une ressource contre l'éphémère ».
Le Figaro magazine - 14/12/2018

Biographies Contributeurs

Allan BLOOM

Allan Bloom (1930-1992), philosophe, élève de Leo Strauss, fervent défenseur des textes classiques, fut très critique du système universitaire américain qu’il quitta en 1970 pour aller enseigner à l’étranger. Traducteur de Platon et de Rousseau, il a publié différents essais, le plus célèbre étant L’Âme désarmée.

Table des matières

Avant-propos, par Saul Bellow
Préface
Introduction : La grande vertu de notre époque


PREMIÈRE PARTIE : LES ÉTUDIANTS

Chapitre I – Un sol vierge
Européens et Américains
Retour sur la génération des années 1960
L’éducation des Français et des Américains
La tradition politique
La religion et la famille

Chapitre II – La lecture

Chapitre III – La musique
L’âge du rock
L’esprit de la musique
L’appel sexuel
Le règne de Mick Jagger

Chapitre IV – Les autres
L’égocentrisme
L’égalité
La race
La libération sexuelle
L’isolement
Le divorce
L’amour
L’éros


DEUXIÈME PARTIE : LE NIHILISME

Chapitre I – La filière allemande

Chapitre II – Deux révolutions

Chapitre III – Le moi

Chapitre IV – La créativité

Chapitre V – La culture

Chapitre VI – Les valeurs

Chapitre VII – La nietzschéisation de la gauche ou vice versa

Chapitre VIII – Notre ignorance



TROISIÈME PARTIE : L’UNIVERSITÉ

Chapitre I – De l’Apologie de Socrate au Rektoratsrede de Heidegger
Tocqueville sur la vie intellectuelle démocratique
La relation entre la pensée et la société civile
L’expérience philosophique
La transformation des Lumières
Les doutes de Swift
La radicalisation de Rousseau et l’université allemande

Chapitre II – Les années soixante

Chapitre III– La culture générale

Chapitre IV – La décomposition de l’université

Chapitre V – Les disciplines
La division des lettres et des sciences humaines
La nature de l’économie et de l’anthropologie
Science politique et philosophie politique
Le déclin des sciences humaines
Le destin des humanités ?
La philosophie enfin

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