Être, essence et contingence
  • 430 pages
  • Index
  • Livre broché
  • 13.5 x 21 cm
  • Sagesses médiévales
  • N° dans la collection : 4
  • Parution :
  • CLIL : 3128
  • EAN13 : 9782251181035
  • Code distributeur : 29696
  • Export ONIX 3.0

Être, essence et contingence

Texte établi et traduit par : C. KÖNIG-PRALONG

Présentation

Au XIIIe siècle, la Faculté de théologie de l'Université de Paris a été le lieu de débats philosophiques majeurs. Investis de la plus haute autorité en matière d’exégèse, les théologiens ont questionné la philosophie massivement héritée des mondes grec et arabe à partir du XIIe siècle. Ils l’ont confrontée aux standards de la culture latine, dominée par les figures d’Augustin et de Boèce. Les textes traduits ici sont les pièces d’une discussion qui a opposé trois des maîtres les plus influents de ce temps. Ils datent des années 1286-1287 et constituent la version rédigée de la première querelle sur l’être et l’essence en Occident latin. Déjà en 1250-1260, Thomas d’Aquin avait établi une distinction entre l’être – l’acte d’exister –, et l’essence – la détermination qui fait d’une chose ce qu’elle est, un homme, une rose, etc. En 1286, Gilles reformule cette distinction sur de nouvelles bases. Dans le contexte d’un néoplatonisme converti aux exigences de la théologie chrétienne, il considère l’être comme une forme réellement ajoutée à l’essence simple – la rose en soi – pour la faire exister dans la réalité concrète. Henri de Gand combat cette distinction, qu’il juge outrée, en associant Avicenne au souci de la contingence (Dieu est libre de créer le monde qu’il veut). Godefroid de Fontaines rejette aussi la distinction réelle, mais pour revenir à ce qu’il considère comme la stricte orthodoxie philosophique. Convoquant les enseignements des philosophes des années 1270 (Siger de Brabant), il confine la distinction entre «être» et «essence» dans le champ de la sémantique. Au cours de ce débat, la temporalité et la contingence se sont installées au cœur des questionnements philosophiques.

Catherine König-Pralong est docteur en philosophie de l’Université de Lausanne, où elle enseigne la philosophie médiévale.

Biographies Contributeurs

GILLES DE ROME

Gilles de Rome (ca 1243/7-1316), premier maître en théologie du jeune Ordre des Ermites de Saint Augustin, est un disciple de Thomas d'Aquin. Archevêque de Bourges, il fut chargé en 1278 de l'éducation de Philippe le Bel, pour lequel il composa le traité De regimine principum.

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