Tragédies. Tome VI, 1re partie : Oreste

Tragédies. Tome VI, 1re partie : Oreste

Texe établi et annoté par Fernand Chapouthier. Traduit par Louis Méridier.

Présentation

L'histoire tragique des Atrides s'achève par celle d'Oreste. Pour venger le meurtre de son père Agamemnon, Oreste, à l’instigation de sa sœur, Electre, tue sa mère Clytemnestre et l’amant de celle-ci, l’usurpateur Egisthe. Une fois son forfait accompli, Oreste est poursuivi par les odieuses déesses du remord, les Erinyes. Celles-ci pardonnent au criminel et deviennent les Euménides, les bienfaisantes. Voilà pour le mythe, tel qu’il fut relaté, entre autres, par Eschyle et Euripide lui-même, dans une autre pièce Electre. L’angle d’approche choisi par le dramaturge est, dans Oreste, joué probablement en 408, bien particulier : l’action commence après le crime, alors qu’Oreste est en proie à la folie et n’a pas encore été absout ni par les dieux, ni par lui-même. La tension dramatique est maintenue tout au long de la pièce, que ce soit lors du procès qui condamne Oreste, Pylade et Electre, ou lors de l’enlèvement d’Hermione. Seule l’arrivée impromptue d’Apollon apporte le dénouement à une action que l’auteur rechigne à apaiser. L’intensité de la tension dramatique, sa violence psychologique ont fait d’Oreste un des plus grands succès du dramaturge dès l’Antiquité.

 La notice introductive replace le texte dans la vie de l’auteur et dans la période historique : le long éloge de la paix par Apollon prenant toute son importance dans le contexte des guerres contre Sparte, les sources littéraires, Eschyle bien sûr, mais aussi Sophocle, sont analysées en détail et assorties de judicieuses pistes de lecture. L’ouvrage enfin est accompagné de notes qui donnent tous les renseignements, notamment mythologiques, nécessaires à la lecture.

Biographies Contributeurs

Euripide

Euripide, le plus tragique des poètes selon Aristote, serait né en 485 av. J.-C. à Salamine. Contrairement à Eschyle et à Sophocle, Euripide semble avoir vécu à l’écart de la vie de la cité, se consacrant entièrement à son art. Contrairement à ses prédécesseurs, Euripide n’a pas obtenu un succès digne de son talent. Il devint poète tragique en 455, mais n’obtint son premier prix qu’en 441, consécration qui lui fut accordée, semble-t-il, à trois ou cinq autres reprises. Des 92 pièces qu’il aurait écrites, dix-huit seulement sont conservées, dont six peuvent être datées avec certitude.La postérité, elle, l’a célébré à sa juste valeur. Euripide fut le plus connu de tous les tragiques, celui qui frappa le plus l’imagination des anciens.

Fernand Chapouthier

Ancien élève de l'École normale supérieure (promotion 1918 l), Fernand Chapouthier fut helléniste, membre de l'École française d'Athènes et professeur à l'Université Paris-Sorbonne. 

Louis Méridier

Louis Méridier est un helléniste français. Outre ses fonctions universitaires, Louis Méridier fut membre du jury de l'agrégation des lettres de 1921 à 1929 ; collaborateur et, à partir de 1921, directeur de la Revue des études grecques, et collaborateur de la Revue critique ainsi que de la Revue de philologie. Il a traduit dans la C.U.F. de nombreuses oeuvres d'Euripide et Platon. 

Informations détaillée

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