Recherches sur le Patriciat
  • 300 pages
  • Index, Bibliographie
  • Livre relié
  • 15.5 x 24.2 cm
  • Études anciennes
  • Première publication : 01/01/1975
  • Dernier tirage :
  • CLIL : 3385
  • EAN13 : 9782251457918

Recherches sur le Patriciat

(500-366 av. J.-C.)

Présentation

Les Romains avaient une idée fort claire de l'origine du patriciat. Cette caste aristocratique était née d'un choix royal. Rome n'avait jamais connu qu'un corps social unique le populus, mais Romulus puis Tarquin l'Ancien avaient anobli certains citoyens. Le fondateur de la Ville en avait choisi cent parmi les meilleurs pour en faire son conseil, le sénat. Ceux qui avaient été ainsi distingués pour être élevés au-dessus de leurs concitoyens furent appelés paires, et leurs enfants patricii. Puis, le premier roi étrusque, à son tour, avait désigné cent nouveaux sénateurs. Ils prirent le nom de patres minorum gentium, ceux créés par Romulus, et leur descendance, constituant les patres maiorum gentium. Ces patriciens, après avoir renversé Tarquin le Superbe qui ne se conduisait plus en roi mais en tyran, s'étaient assurés du monopole des magistratures du nouveau régime, tout en continuant de détenir les sacerdoces. La masse des citoyens, la plèbe, s'était révoltée contre l'autorité trop pesante de ce patriciat hérité de la Royauté, et avait lutté pour accéder au pouvoir. Elle y était parvenue en 366. A partir de ce moment, à l'aristocratie patricienne née d'une désignation royale allait se mêler, voire se substituer, une nouvelle noblesse républicaine issue du choix que le peuple faisait lorsqu'il se donnait des consuls.
Le but de notre enquête sera ainsi essentiellement de cerner ce groupe aristocratique prestigieux qu'est le patriciat. Nous préciserons la portée et les limites de ce critère de formation du patriciat que nous croyons pouvoir retenir (chap. I). Notre  hypothèse de travail ainsi dégagée, nous en ferons une application systématique afin de connaître la composition de ce groupe aristocratique. Il naît avec la République et se ferme dans la deuxième moitié du Ve s . Nous déterminerons le moment où il est clos ( chap. II), avant de dénombrer les gentes patriciennes ( chap. III) et de tenter de cerner le groupe mystérieux des minores gentes (chap. IV). Cela fait, il nous restera à traiter dans son ensemble le problème posé par l'identité de nom entre patriciens et plébéiens (chap. V). Elle pourrait en efîet faire douter de 1' exactitude de notre dénombrement du patriciat.
Notre enquête s'engagera dans deux directions. D'une part nous nous demanderons si dans des cas particuliers il ne pourrait y avoir eu perte du patriciat; d'autre part nous essayerons de donner une explication générale à ce phénomène d'identité de nom entre membres des deux ordres. Cette étude s'achèvera par quelques remarques sur l'évolution du patriciat et la constatation qu'une fois cette caste fermée, une nouvelle noblesse allait apparaître ( chap. VI). En effet une trentaine d'années après la clôture du patriciat, le critère qui lui avait permis de se distinguer du reste de l'aristocratie allait faire naître une nouvelle noblesse républicaine. Pour permettre une meilleure appréciation du patriciat et de la nouvelle noblesse qui se constitue à partir de 400, nous annexerons à ce chapitre des tableaux regroupant les magistratures occupées par chaque gens ayant accédé au pouvoir entre 509 et 366.

Informations détaillée

  • 300 pages
  • Index, Bibliographie
  • Livre relié
  • 15.5 x 24.2 cm
  • Études anciennes
  • Première publication : 01/01/1975
  • Dernier tirage :
  • CLIL : 3385
  • EAN13 : 9782251457918

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