La Bibliothèque perdue

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  • 272 pages
  • 4 Illustration(s) N&B
  • Livre broché
  • 12 x 19 cm
  • Le Goût des idées
  • N° dans la collection : 42
  • Parution :
  • CLIL : 3643
  • EAN13 : 9782251200439
  • Code distributeur : 48807
  • Export ONIX 3.0

La Bibliothèque perdue

Autobiographie d'une culture

Traduit par : Gilberte MARCHEGAY, Préface de : Robert MINDER, Postface de : Martin DREYFUS

"Le thème est puissant, le regard de l'auteur aigu et lucide, son style incomparable."

Roger-Pol Droit (Le Monde des Livres)

Présentation

Né à Berlin à la fin du XIXe siècle, Walter Mehring a hérité de son père le respect de la littérature, ainsi que son immense bibliothèque de milliers de livres. Comme son père, il veut croire que le livre et la lecture sont essentiels au progrès, à la compréhension mutuelle et au contentement de l'esprit. Après la Première Guerre mondiale, Mehring devient un acteur de premier plan de l’avant-garde européenne. Poète et parolier de cabaret, il créé le mouvement Dada à Berlin. Avec la montée du fascisme, alors que l’Europe se transforme en une zone de danger pour les artistes et la libre-pensée, Mehring constate avec effarement que la culture des livres célébrée dans la bibliothèque de son père est rejetée par les nouveaux maîtres de l’Allemagne. Bientôt, ses propres livres sont brûlés par les chemises brunes et Mehring va devenir un « fugitif littéraire ». En exil à Vienne, Mehring tente de faire sortir clandestinement la bibliothèque de son père. Son sort va s’avèrer pire que le sien : il parvient à s’enfuir, mais la bibliothèque est réduite en cendres par les nazis en 1938. Dans La Bibliothèque perdue. Autobiographie d’une culture, Mehring déballe en pensées ses caisses de livres, évoque ce que chacun signifiait pour lui et son père. Écrit avec humour et lucidité, Mehring compare l’humanisme de l’époque de son père avec le chaos de l’Europe en guerre. La bibliothèque paternelle devient une métaphore pour enseigner comment l’optimisme et la foi dans le progrès du xixe siècle ont cédé la place au chaos et aux autodafés du XXe siècle. Proche du Monde d’hier de Stefan Zweig, La Bibliothèque perdue est un hymne au livre et à la lecture.

Walter Mehring (1896-1981) écrit ses premiers poèmes pour la prestigieuse revue expressionniste Der Sturm. Après 1918, il se tourne vers le Kabarett, le journalisme et le théâtre politique. Critique féroce de la société allemande des années 1920 et du national-socialisme, il est contraint à l’exil en 1933.

Médias

Walter Mehring : la culture ne protège pas des barbares
France culture - Le Tour du monde des idées

Presse

La bibliothèque idéale, aussi désordonnée que les lectures de l'enfant qu'il décrit, naïf par moments,..., est le très intéressant compte rendu d'une dévotion à un moment où la dévotion est mise en danger.
Le magazine littéraire - 01/09/2014

Une ode magistrale aux livres.
Historia - 01/10/2014

Son livre ressemble à une causerie vagabonde et érudite, agrémentée d'anecdotes, de conversations imaginaires, de considérations apparemment désordonnées sur presque tous les écrivains d'Occident.
Le Figaro Littéraire - 25/09/2014

Un texte nostalgique, féroce et combatif ; une revanche éclairée sur la "racaille enragée".
Les Inrockuptibles - 29/10/2014

On souhaite que cette œuvre de Walter Mehring poursuive son chemin : celui de nous mener à tenirles livres à notre portée.
Revue des deux mondes - 01/12/2014

La Bibliothèque perdue suscite en nous le désir de nous (re)plonger dans les œuvres dont nous avons la chance d'être les héritiers. 
La Quinzaine littéraire - 01/11/2014

Ce volume mémoriel est l'acmé de l'œuvre de Walter Mehring, d'abord dadaiste et poète.
Le matricule des anges - 01/02/2015

Une méditation ironique sur sur une configuration unique.
La Libre Belgique - 21/12/2014

Une ode à la culture.
Le Point références - 01/01/2015

Biographies Contributeurs

Walter MEHRING

Walter Mehring (1896 –1981) écrit ses premiers poèmes pour la prestigieuse revue expressionniste Der Sturm. Après 1918, il se tourne vers le Kabarett, le journalisme et le théâtre politique. Critique féroce de la société allemande des années 1920 et du national-socialisme, il est contraint à l'exil en 1933. Outre ses chansons et poèmes (le Bréviaire hérétique, 1921 ; les Poèmes, Chansons, 1929 ; le Nouveau Bréviaire hérétique, 1962 ; le Grand Bréviaire hérétique, 1974), signalons son drame le Marchand de Berlin, mis en scène en 1929 par Piscator, et son autobiographie (la Bibliothèque perdue, 1951).

Table des matières

Préface de Robert Minder
Post-scriptum : Au lecteur


Première partie
La bibliothèque de mon père


I. — Les régiments du progrès. — La première guerre : bataille de livres dans la bibliothèque de Saint-James. — Tant de cadavres, et pas une âme. — Trépas et culture.
II. — Des sorcières et des procès de sorcellerie. — De la maison de David aux Rougon-Macquart. — Génétique satanique de l'inspiration céleste. — Des paradis artificiels aux journées de Sodome
III. — Intermezzo : Le Concile de l'Amour. — Vers Damas. — Le Capital.
IV. — Les trois unités. — L'un ou l'autre ; tout ou rien. — Salto mortale. — Jeux de rêve. — La constante.
V. — Le château qui grandit et l’Abbaye de Thélème. — La guillotine de la liberté et la bibliothèque Sainte-Geneviève. — Ô saisons ! Ô châteaux !
VI. — Le livre universel. — Les âmes aveugles et le vide. — Préraphaélites et futuristes. — L’homme démontable. — Le dernier humain.
VII. — La tête de Turc. — Momus. — Le Procope et la mégalomanie. — Le prince de Thèbes. — Silène en veston. — Dada et Maldoror.
VIII. — En rétrogradant, de marche en marche, de la Tour de Babel au Faubourg Saint-Germain. — Orphée aux Enfers. — Jonas dans le ventre de la baleine.


Seconde partie
La bibliothèque perdue


IX. — Rencontre avec l’Esprit de la bibliothèque après la grande révolution des livres
X. — Poursuite du monologue avec l’Esprit de la bibliothèque. — Où il est question d’une dame ravissante, de la vanité littéraire et du « genus irritabile vatum »
XI. — L’Automate du Diable. — Circé et Lady Chatterley. — Apage, Satanas !
XII. — Excursion à Prague. — Le golem et les robots, ou l’éternel voyage de l’âme parmi toutes les instances.
XIII. — Tempête dans un encrier. — La chute aux Enfers de la bibliothèque. — La légende du Prince buveur. — La source morte.


Épilogue : Dans une ferme de la Nouvelle-Angleterre
Postface de Martin Dreyfus

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