Marées
  • 264 pages
  • Livre broché
  • 16.5 x 22.5 cm
  • Encre Marine
  • Parution :
  • CLIL : 3435
  • EAN13 : 9782909422671
  • Code distributeur : 33757
  • Export ONIX 3.0

Marées

Récit

Présentation

Un homme s'est assis une matinée sur le rivage et pris dans ses pensées, il assiste à la marée montante. Il est rejoint par sa compagne. Le jeu amoureux entre les deux protagonistes est décrit par le narrateur avec minutie, l'océan, le lieu et le climat épandent et transfigurent le moindre geste et l’acte n’est pas loin de ressortir à la liturgie.

Presse

 Dans ce beau récit où la mer est à l'amour ce que les marées sont aux mouvements du cœur, c'est la qualité des observations et des sentiments du narrateur qui nous emporte au large de l'horizon humain comme au plus profond de son âme. Avec autant de délicatesse que de noblesse, François Solesmes a l'art de faire jaillir de notre langue toutes les ressources et figures de style qu'elle recèle pour que les évocations les plus hardies soient sauvées de toute vulgarité. Et ce n'est pas un moindre plaisir que de tenir entre ses mains un livre aussi bien imprimé et dont le grain du papier sait enchanter l'œil et le toucher.
- 18/08/2004

 L'océan, un homme, une femme : à cette trinité absolue, François Solesmes donne une langue luxuriante et précise pour en célébrer l'union. Jamais Éros ne fut si bien paré.C'est un enchantement des sens que ce livre. D'abord dans son apparence même, dans sa tessiture, folie éditoriale dont Encre marine nous a habitués : agréable au toucher, agréable à l'œil, l'ouvrage est une offrande. C'est ensuite une myriade d'éclats, de sons et de sensations qui jaillit sous la lecture. On retrouve à nouveau l'obsessionnel chant de François Solesmes : un chant d'amour religieux pour l'océan, saisi à corps tendu, sur les plages sauvages des Landes. Un homme vient donc se livrer au spectacle océanique, à marée montante, seul. Des premières flammèches au grand incendie, tout de la rumeur océane est observé, restitué ici dans une langue sans retenue qui vise les épousailles avec l'onde : « Les mots de jouissance et de réjouissance sont dans les airs, sans cesse soutenus et relancés dans leurs sonorités qui s'affaissent. » La fête des sens se met en place et convoque les images pour dire l'incommensurable. Ici « un dresseur de chevaux (...) tend aux vagues une invisible barre à franchir - et c'est merveille que d’entrevoir leurs encolures plonger avec ensemble. » Comparée à une invasion de barbares, l'armée des vagues déferle inlassablement sur le rivage, se nourrissant de ses précédents assauts et « l'on croit assister, au ralenti, à la dislocation d’un empire. » L'auteur appelle le feu et le givre, l'arbre et la forêt, au secours de son lexique et convoque en son lyrisme toutes les couches de l'Histoire. Cela donne comme en une toile de peintre, un jaillissement de couleurs et de sensations physiques, des éclairs hallucinés, presque surréalistes qui associent « l’effraction des eaux par cent nageurs côte à côte » et « une explosion gigogne où l'on verrait éclore, de proche en proche, une allée de cerisiers ». L'image est d'une justesse foudroyante pour qui s'est un moment arrêté sur ces plages où semble avoir été conçu le monde. Quatre-vingt-dix pages célèbrent ainsi l'océan et lui seul. Peu fait pour les lecteurs pressés. Ce premier volet du triptyque élève les éléments bien au-dessus de l'homme. La femme, seule, peut « mettre la mer à la raison »Dans la deuxième partie, l'amante vient rejoindre l'homme sur la plage. Ils sont seuls avec l'amour. Lentement avec une torturante patience, la main de l'homme va prendre la mesure du corps de la femme et « soumettre le couple, l'amour, à l’épreuve du feu limitrophe. » L'érotisme est poussé ici à un état d'extrême tension, dans une succession de monologues intérieurs qui sont autant d'appels, d'acceptations, de vœux, d'abandons. « Tu m'écarquilles, tu m’étales... Fais de mon ventre une grande paupière abaissée... Et puis descends… descends ! pour que je sache l’ivresse d’être proie ». Et même si « voici pour eux le temps de l’ineffable, celui de l’effacement du langage », l'écriture éveille en nous l'intime de notre mémoire et découvre la source originelle. Rarement l'amour physique aura été dépeint avec une telle force d'évocation, une telle attention, une telle foi. La montée paroxystique que la marée accompagne et qui s'empare des deux amants (« Elle n’est plus que mouvements réflexes pour se cambrer, s’arrondir, monter vers la main qui la flatte, qui lui imprime et l’image d’une bête chevauchée et celle d'un dôme que le soleil épanouirait ! »), nous conduit à la pureté de l'instant. Le dernier volet du triptyque, à marée descendante, apaise le sang d'une longue marche tranquille qui donne le sentiment d'appartenir au monde. Célébration. 
- 01/07/2003

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