Histoire naturelle de la traduction
Histoire naturelle de la traduction

Feuilleter le livre

  • 304 pages
  • Livre broché
  • 12.4 x 19 cm
  • Traductologiques
  • N° dans la collection : 11
  • Parution :
  • CLIL : 3146
  • EAN13 : 9782251449425
  • Code distributeur : 63764
  • Export ONIX 3.0
English version

Histoire naturelle de la traduction

Extrait Audio

Présentation

Qu’est-ce que la traduction ? À cette question fondamentale, Charles Le Blanc répond : son histoire. Et pour nous « raconter » la traduction telle qu’elle s’est incarnée au fil des âges, il fait ici appel à cinq contes et récits bien connus. Le Portrait de Dorian Gray d’Oscar Wilde, La Reine des neiges d’Andersen,
L’Apprenti sorcier de Goethe, La Barbe-bleue de Perrault et Hansel et Grethel de Grimm lui servent à décrire cinq grandes caractéristiques de la traduction mais aussi cinq étapes de l’art de traduire, de l’Antiquité au romantisme.

Comme le portrait de Dorian Gray, les traductions vieillissent alors que l’original conserve une éternelle jeunesse. Comme dans les morceaux du miroir magique brisé du conte d’Andersen, c’est le regard du lecteur-traducteur sur le texte qui en reconstruit le sens. Comme dans la ballade de Goethe, la multiplication des traductions rappelle celle des balais déchaînée par l’apprenti sorcier qu’est le traducteur : celui-ci doit pourtant reconnaître que l’auteur reste le seul maître. Comme dans le conte de Perrault, une œuvre littéraire est un château dont l’auteur, tel Barbe-bleue, tend le trousseau de clés au lecteur ; ce que le texte deviendra une fois traduit dépend en grande partie de la clé que le traducteur utilisera. Enfin, tout traducteur part à la recherche du sens de l’œuvre, et comme Hansel et Grethel chez les frères Grimm, il espère bien revenir à la maison paternelle, c’est-à-dire à l’original. Mais s’il arrive qu’il s’égare, il peut aussi parvenir à des richesses insoupçonnées, comme les deux enfants découvrant la maison de pain d’épice.

Dans cette Histoire naturelle de la traduction, pour la première fois, c’est la figure du lecteur qui passe au premier plan. En tant que lecture, la traduction, comme la pensée, est d’abord un parcours. Elle est une maïeutique du sens et une pratique ancrée dans l’Histoire : c’est ce que démontre cet essai magistral.

Presse

Traduire, c’est « écrire dans l’illusion de la liberté », en se confrontant à la fois aux objections qui ne manqueront pas d’être soulevées (trop littéral pour les uns ; trop éloigné pour les autres) et surtout aux précédentes traductions, certes datées, mais dont la diffusion s'est inévitablement confondue avec l’histoire même du texte.
Le Monde des Livres - 28/06/2019

Biographies Contributeurs

Charles Le Blanc

Charles Le Blanc, né en 1965, docteur en philosophie, germaniste et traducteur, est notamment l’auteur du Complexe d’Hermès (2009), ouvrage critique envers les fondements de la traductologie qui a connu un écho international. Spécialiste de Lichtenberg, de Kierkegaard et du romantisme allemand, il est professeur à l’Université d’Ottawa.

Table des matières

Avant-propos
Genèse
Développement


Sept contes en guise de prologue

Chap. 1. Basil Hallward comme portraitiste
Chap. 2. Un adage et un miroir
Chap. 3. L’apprenti sorcier
Chap. 4. Les clés de Barbe-bleue
Chap. 5. Vers la maison en pain d’épice

Épilogue. Le moulin au fond de la mer

Découvrez aussi

Kierkegaard
Sourcier ou cibliste
Sur la traduction
Misère et splendeur de la traduction
Fondements sociolinguistiques de la traduction
Histoire et civilisation Textes et études Philosophie et sciences humaines Arts Théâtre Religions / Théologie Mythologie Essais, journaux et correspondances Littératures modernes et contemporaines Poésie Sciences Économie / Société Papeterie, objets dérivés