Apocalypse managériale
Apocalypse managériale

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  • 600 pages
  • Index
  • Livre broché
  • 14 x 21.1 cm
  • Parution :
  • CLIL : 3391
  • EAN13 : 9782251452814
  • Code distributeur : 69893

Apocalypse managériale

Présentation

1941. L’année où tout bascule. L’Europe tombe entre les mains d’Hitler. La barbarie fait son nid partout où la raison guidait le monde.
Au même moment à New York, trois événements signent le commencement d’aventures apparemment très distinctes. Saint-Exupéry arrive à Manhattan. Il y rédige le mythique Petit prince. James Burnham publie son ouvrage Managerial revolution. Il y décrit la montée en puissance d’une nouvelle classe sociale : les managers. À quelques encablures, les acteurs de la Fondation Macy préparent un cycle de conférences. Le grand moment cybernétique approche.
Trois acteurs, trois lieux, trois projets. Sans qu’ils ne se parlent, leurs idées se rencontreront sur l’échiquier new-yorkais pour changer le monde.
Comment décrire ce phénomène à hauteur d’Hommes ? En donnant chair à Antoine de Saint-Exupéry, James Burnham et à l’un des pères fondateurs de la cybernétique : Norbert Wiener.
C’est ainsi qu’il devient possible de raconter le « moment historique » et la « grande histoire » de cette rencontre entre management et digitalité. La « mobilisation industrielle », les besoins en puissance de calcul, le développement d’une instrumentation de gestion à une échelle inédite, la nécessité de gérer à distance du théâtre d’opérations, le besoin d’agencer l’obsolescence et l’accélération… Avant, pendant et après les années de guerre, une alliance inédite et fondatrice se met en place entre management et digital. De plus en plus narrative, elle ne se dénouera plus jusqu’aux années 2000.
En faisant converser des philosophes européens et américains contemporains de ce mouvement historique, Apocalypse managériale propose une enquête originale et fouillée sur une conjonction capitale pour comprendre notre temps et un de ses symptômes : la perte de profondeur de nos expériences.

Médias

Apocalypse managériale, par François-Xavier de Vaujany

« Apocalypse managériale » : depuis 1945, le management enfermé dans une logique de l’ennemi
The Conversation - L’expertise universitaire, l’exigence journalistique

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Comment la 2ème Guerre mondiale a réinventé le management : interview de François-Xavier de Vaujany
Xerfi Canal

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Central Park again
Alluvions

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François-Xavier de Vaujany : « Apocalypse managériale »
RFI - Magazine « Idées » du 06/05/2022 présentée par Pierre-Édouard Deldique

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Presse

François-Xavier de Vaujany va jusqu’à inventer une rencontre fictive et dialoguée entre ces trois figures. C’est un des plaisirs de ce livre que d’être à la fois intelligent, plein d’érudition, mais aussi original et capable de choix rédactionnels qui s’éloignent de l’essai universitaire trop technique, trop aride.
Entreprise romande - 01/03/2022

Biographies Contributeurs

François-Xavier De Vaujany

François-Xavier de Vaujany est professeur agrégé des universités et chercheur au sein de DRM (UMR CNRS 7080) à l’université Paris Dauphine-PSL. Il s’intéresse aux théories des organisations et aux nouvelles formes de travail managérial en lien avec la digitalité.

Table des matières

Préambule – Attendre sans plus attendre

Introduction – Informer un monde sans profondeur, la grande conséquence d’un management digitalisé

Petite histoire de pizza et de profondeur perdue
Les Mille et Une Nuits de nos apocalypses managériales
De la Grande Dépression à la Seconde
Guerre mondiale : contexte historique et institutionnel de la grande rencontre
Dans les pas de Burnham, Saint-Exupéry et Wiener : de la petite histoire à la grande rupture américaine

Chapitre I – James Burnham, le promeneur de Washington square. À la recherche de l’oligarchie managériale
Retour sur une grande rupture : good bye Trotski, adieu marxisme
Vers un capitalisme managérial
Devenir de la pensée de James Burnham

Chapitre II – Antoine de Saint-Exupéry, exilé à New York. De l’empire de Citadelle à l’Empire State Building
L’exil new-yorkais de Saint-Exupéry : la grande parenthèse américaine
L’écriture nomade du Petit Prince
Du Petit Prince à Citadelle : la conception du travail chez Saint-Exupéry
Saint-Exupéry sur la responsabilité : une phénoménologie qui s’ignorait ?
De Manhattan à la Méditerranée : le dernier vol

Chapitre III – Norbert Wiener, de passage à l’hôtel Beekman. Le moment cybernétique à Manhattan
Retour sur le grand moment cybernétique : les conférences de Macy (1946-1953)
L’artisan du moment cybernétique : Norbert Wiener ou l’humanisme cybernétique
Contributions et héritages de Macy : quand l’Histoire traverse le hall de l’hôtel Beekman
Géopolitique du digital : retour sur les années de guerre froide et le grand camouflage
Les batailles de Macy : clans et héritiers du moment cybernétique
Avant de quitter l’hôtel Beekman : retour sur le grand témoin de la pièce de Macy

Chapitre IV – Dernier dîner à New York avant le grand vol. Saint-Exupéry, Burnham, Mead et Wiener se retrouvent à La Vie parisienne
Présentation du contexte et des personnages
Dîner et conversation à La Vie parisienne : Margaret Mead nous rejoindra pour le dessert
Promenade à Central Park : deux rêveurs contemplent les étoiles

Chapitre V – Manhattan et la « grille ». Quand le futur devient un horizon obsédant et le passé un sol vu de trop haut
Histoire et morphologie de Manhattan : espace, horizon et sol de la « grille »
Petite déambulation autour des emblèmes de la grosse pomme dans les années 1940
Vers les grandes blessures du présent

Chapitre VI – Les États-Unis « arsenal de la démocratie ». L’envolée de la Seconde Guerre mondiale
Développement de l’arsenal de la démocratie : conversion et reconversion de l’économie industrielle américaine
De la production à la distribution puis la consommation : mise en place d’une économie de guerre
L’atmosphère de la guerre : entre urgence et apocalypse
Les grands projets stratégiques de la mobilisation industrielle : de Manhattan à Overlord

Chapitre VII – Retour sur le sol de New York. Déambulation du Navy Yard de Brooklyn aux grands réseaux du management à Manhattan
L’histoire de plus près : le Navy Yard de Brooklyn, grand laboratoire économique et managérial de la guerre
Réseaux du management, écoles de commerce et consultants : l’institutionnalisation du management par et après la guerre
L’héritage guerrier de la Seconde Guerre mondiale pour le management : le temps calculé des prophéties managériales
Dernier regard sur Manhattan

Chapitre VIII – Crise du grand récit commun et déshabitation du monde. Les présents de Macy
Le monde digital : la société présentiste de l’après-guerre
Vers un monde postdigital : de l’entrelacement entre images-objets et images-écrans
Appréhender le monde postdigital comme un nouveau « milieu » : la phénoménologie des techniques de Simondon
Cybernétique et digital comme futurologie du présent
Du présentisme à la crise du présent : d’une crise à l’autre du récit commun
Des récits en miettes à l’expérience digitale : la triple déshabitation de notre présent.

Chapitre IX – Généalogie des apocalypses managériales. Sur les traces de l’Événement américain
Apocalypses managériales, Événement américain et récits prophétiques de voyageurs
Le management : expression contemporaine de l’Événement américain ?
De techniques plus conversationnelles à des communautés d’enquête : invitation à ouvrir le présent du monde postdigital

Chapitre X – Abandonner les solutions prophétiques. Renouer avec l’expérience vécue
Des événements scientifiques et entrepreneuriaux entre utopies et marchés : seuls ensemble
Une conséquence dramatique de ces événements sans expérience commune : la fin de la responsabilité ?
Renouer avec une expérience commune par le faire : de l’obsolescence programmée au mouvement maker

Chapitre XI – Vers une éthique du voyage. Ouvrir la science et l’entrepreneuriat à la cité
Origines et prémisses d’une expérimentation ouverte
Émergence d’une pratique : marcher ensemble dans l’inconnu de la durée publique
Enquêter et s’abandonner : éthique d’un voyage entre passé et futur
Petite autoethnographie assise de nos marches passées
Marcher l’Événement américain : du nord de Brooklyn aux profondeurs de la grosse pomme.

Conclusion – Du « management » à la « gestion », de New York à Rome
Nouveauté, fragilité et superficialité de la grande rencontre new-yorkaise
Le problème du passé dans l’Événement américain : résonances pour le management et la digitalité
Traité d’Auguste et gestio : archéologie de l’Événement romain
De Rome à Athènes : vers l’espace de reconstruction du pragmatisme américain ?

Postface – De l’attente à la responsabilité. Habiter la fragilité du monde

Glossaire

Annexes
I. Archives consultées
II. Entretiens d’experts

Remerciements
Présentation de l’auteur
Index

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