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Cette nouvelle collection complète l'ensemble des éditions critiques bilingues et commentées de la Société des Belles-Lettres et s'appuie sur cette tradition éditoriale. L’immense massif des textes scolastiques sera ainsi plus pénétrable. Il s’agirait de réparer l’injuste oubli de la pensée scolastique européenne, laminée entre les cultures de l’Antiquité (classique ou tardive) et de la Renaissance renaissante et de restituer une diversité vive de pensée, trop souvent monopolisée par le destin institutionnel d’un petit nombre de penseurs. À l’heure d’un développement spectaculaire de la philosophie médiévale en France, la collection sera sans doute bien accueillie. Les fondements d’une large partie de la pensée contemporaine apparaîtront. Or, les transcriptions qui demeurent dans les archives privées et personnelles des chercheurs sont nombreuses, parce que les collections existantes sont engorgées et demandent des délais considérables, et en outre elles sont souvent trop spécifiques.
La collection se définit par une période (vers 1120-vers 1420), un lieu (l’Occident médiéval), un entrelacement spécifique de la philosophie, de la théologie, des sciences et du droit, une méthode (le questionnement) et un cadre (l’université et les ordres religieux). En ce sens, la collection est bien distincte des Classiques de l’Histoire du Moyen Âge, ou des Auteurs Latins du Moyen Âge.
Elle comprend deux séries : dans la série majeure (Textes), les éditions sont bilingues. La série offre essentiellement des inédits, mais peut rééditer des textes devenus inaccessibles et dépourvus de traduction. Dans la série mineure (Documents), ne sont publiés que des textes latins, mais avec une analyse et un glossaire détaillés ainsi qu’un formulaire bilingue ce qui permettrait même à un non latiniste d’avoir accès au texte.
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