La Treizième Nuit
La Treizième Nuit

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  • 186 pages
  • Livre broché
  • 16 x 22 cm
  • 306 g
  • Collection Japon
  • N° dans la collection : 5
  • Parution :
  • Première publication : 2008
  • CLIL : 3436
  • EAN13 : 9782251722030
  • Code distributeur : 34179
  • Export ONIX 3.0

La Treizième Nuit

Et autres récits

Traduit par : Claire DODANE

Présentation

Il partit, le pousse-pousse vide derrière lui. Après avoir parcouru quelques mètres, il se retourna vers elle. Il allait vers l'est. Elle allait vers le sud. Sous le clair de lune, elle marchait abattue, seule dans la rue principale avec le frémissement des saules et le bruit sans force de ses socques de bois.

Les cinq nouvelles de ce recueil ont toutes l'éclat de la lune, symbole par excellence de la mélancolie au Japon. Il y est question de la précarité des êtres, des situations et des sentiments dans les quartiers pauvres de Tôkyô à l'aube du XXe siècle. L'œuvre de la romancière est cependant d'une telle intensité que l'émotion remonte à contre-courant de la tristesse, dans le sens de la vie.

Higuchi Ichiyô (1872-1896) a vingt-trois ans quand elle écrit La Treizième Nuit. Elle ne sait pas encore qu'après des années de labeur et d'indigence, elle va mourir de la tuberculose l’année suivante, au sommet d’une gloire jamais démentie depuis lors. Formée à la poésie dès l’enfance, elle possède un sens aigu de la phrase et de l’allusion. Contrainte après la mort de son père de faire vivre sa mère et sa sœur, elle effectue de menus travaux dans les quartiers pauvres de Tôkyô parallèlement à ses activités solitaires d’écriture. Elle rédige alors un journal intime qui est lui aussi tenu pour un modèle du genre. À la fin de sa courte vie, elle a la chance d’être reconnue par les plus grands. Observatrice hors pair des réalités sombres et des injustices de son temps, styliste au talent exceptionnel, elle a laissé une quinzaine de nouvelles de la fulgurance intemporelle ne cesse d’étonner et d’émouvoir. Son portrait figure aujourd’hui sur les billets de la Banque du Japon pour représenter la création littéraire nationale ; c’est dire l’aura persistante de cette jeune romancière, l’un des grands « classiques » de la littérature japonaise moderne.

Presse

Les romanciers occidentaux auraient tout à gagner à la fréquentation de la littérature japonaise. Ils y découvriraient le sens de la nuance. De la suggestion. Du vague et de l'impermanence. Les nouvelles de Higuchi Ichiyô en fournissent un bon exemple. Ses récits témoignent d'une rare maîtrise. L'observation du réel les nourrit. Un monde où les traditions et les liens familiaux pèsent de tout leur poids.
Janvier 2009

Biographies Contributeurs

Ichiyô HIGUCHI

Higuchi Ichiyô (1872-1896) représente aujourd'hui la littérature japonaise sur les billets de 5000 yen. C'est dire l’aura persistante de cette femme écrivain qui fut l’une des premières, dans le Japon moderne, à briser des siècles de silence féminin. Formée à la poésie dans son adolescence, mais devant exercer différentes activités (couture, blanchisserie, tenue d’une épicerie dans un quartier pauvre de Tôkyô) pour survivre et faire vivre sa sœur et sa mère, elle est reconnue pour son talent exceptionnel dès ses premiers écrits, notamment par le grand écrivain Mori Ôgai (1862-1922) qui voit en elle un « poète de génie ». Ses nouvelles, qui constituent en quelque sorte un pont entre la littérature classique et la littérature moderne, content dans une langue vivante et poétique la souffrance des individus pris dans le carcan des contraintes sociales du Japon moderne, celle des femmes en particulier. Higuchi Ichiyô est morte à l’âge de 24 ans, de la tuberculose, alors qu’elle était au sommet de la gloire. Elle laisse une vingtaine de nouvelles, toujours lues dans le Japon d’aujourd’hui en dépit de la difficulté de la langue, et un journal intime qui est tenu pour un modèle du genre. Elle est aujourd’hui considérée comme la plus grandes romancière japonaise moderne.

Claire DODANE

Claire Dodane est professeur en littérature japonaise à l'Université Lyon-III. Après un séjour de 8 ans au Japon, pendant lequels elle rédige une thèse sur la poétesse Yosano Akiko (1878-1945), publiée en 2000 aux POF (et récompensée par le prix Shibusawa-Claudel 2000), elle a fait des femmes écrivains du Japon moderne sa spécialité.

Table des matières

Le Son du koto

La Treizième Nuit

Jour de neige

Fleur de cerisier dans la nuit

Eaux troubles

Postface

Repères biographiques

Bibliographie

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