Mes Écarts
  • 368 pages
  • Livre relié
  • 17.5 x 24.5 cm
  • 654 g
  • Classiques favoris
  • N° dans la collection : 2
  • Parution :
  • CLIL : 3642
  • EAN13 : 9782251446226
  • Code distributeur : 55439
  • Export ONIX 3.0

Mes Écarts

ou Ma tête en liberté

"Rassemblées dans un bel ouvrage toilé de gris, l'intégralité des maximes et pensées (sur les femmes, le mariage, l'aristocratie, l'État) d'un moraliste bienveillant et subtil."

(Télérama)

"Une seule ligne donc, le goût".

(Transfuge)

Présentation

Personnage singulier entre tous, le Prince de Ligne plane comme une figure légendaire à l'écart et au-dessus du siècle des Lumières. Son génie entre en incandescence dans le temps même que ce siècle disparaît. Ayant attendu les vingt dernières années de sa longue vie pour devenir l'auteur des trente-quatre volumes que constitue son œuvre, le Prince de Ligne dépose au milieu d'une époque qui n'est plus la sienne, au début du XIXe siècle, la puissante synthèse d’un monde tout juste révolu.

Aristocrate né à Bruxelles en 1735 dans l’une des plus anciennes familles du Hainaut, il se doit à la carrière militaire et diplomatique, ce qui l’envoie partout en Europe et lui permet de cultiver un goût naturel pour le détachement : car il ne sera l’esclave d’aucune idéologie en un temps où prendre parti est une obligation autant qu’un divertissement.

À l’agitation d’un siècle qui aboutit à la Révolution le Prince accorde une réconciliation dans un style, une attitude et un sourire dont aucun de ses prédécesseurs ne sut trouver l’apaisante tonalité. Emblème de son esprit, de sa sagesse comme de ses sentiments, l’ouvrage qui réunit ses maximes, Mes Écarts, et qui est aussi éloquemment intitulé Ma tête en liberté, regroupe la somme de ses pensées et dresse le portrait d’une âme autant que le système d’un esprit. Le Prince de Ligne est l’ultime grand moraliste de langue française : Ma tête en liberté porte à son dernier mot le génie d’une tradition inaugurée par La Rochefoucauld.

Mélange « sentimentaire » d’un militaire paradoxalement empli de préciosité, d’un rêveur alliant métaphysique et fantaisie, Ma tête en liberté est l’œuvre d’un auteur classique dont la pensée veut se constituer à l’écart de ce qu’il a vu et qu’il a connu, dont il a tiré une éthique de la hauteur de goût et une morale de l’élégance sans implication.

Maxence Caron.

L'édition des Oeuvres complètes du Prince de Ligne est en cours aux éditions Honoré Champion.

Le recueil complet des Écarts en édition critique
par Jeroom Vercruysse et Daniel Acke a été publié en 2007 dans la collection "L'Âge des Lumières".

Médias

Pince Charles-Joseph de Ligne ou le dandy des Lumières
France culture

Presse

Figure légendaire des Lumières, le prince de Ligne a laissé une oeuvre particulièrement riche (...). Aux Belles Lettres, à portée de toutes les bourses.
Le Figaro - 06/10/2016

En voici une édition complète, et qui mieux que Maxence Caron pouvait accueillir ces Écarts dans la collection des Classiques favoris qu'il dirige aux Belles Lettres ?
Valeurs actuelles - 01/12/2016

Pour devenir plus sage et intelligent, pourquoi ne pas décider de lire Mes Écarts ou Ma tête en liberté du Prince de Ligne, enfin publié dans son intégralité dans une superbe version via l'excellente nouvelle collection des Belles Lettres, "Classiques favoris".
Le Figaro Magazine - 31/12/2016

Biographies Contributeurs

Charles-Joseph LIGNE

Charles-Joseph de Ligne naît à Bruxelles en 1735 dans l'une des plus anciennes familles du Hainaut. Voué par sa naissance à la carrière militaire, son premier ouvrage, écrit à quinze ans, est un Discours sur la profession des armes. Il sert l’Empire autrichien et commence les campagnes de la Guerre de Sept Ans comme capitaine. Après la paix de Hubertsbourg en 1763, il fait de nombreux séjours à Paris. Il y restera près de vingt-cinq ans, où il fréquente les salons à la mode, notamment ceux de la maréchale de Luxembourg et de Madame du Deffand. À partir de 1776, il passe la moitié de l’année à Versailles. Lorsqu’éclate la Révolution, il garde une fidélité entière à l’empereur, et se voit chassé de ses terres du Hainaut en 1794 par la victoire française de Fleurus. Installé dès lors à Vienne jusqu’à sa mort en 1814, il produit les 34 volumes de son œuvre. Il sera aux côtés de Goethe et de Beethoven à Toeplitz en 1812.

Extraits

Préface
"
Si l'on était dans l'habitude de dédier ses ouvrages à quelqu'un, je ne saurais à qui adresser celui-ci. Il ne convient à personne : il est trop fou pour les gens sérieux, il est trop sérieux pour les fous. Il est trop libre pour les gens décents. Il est trop décent pour ceux qui ne se piquent pas de délicatesse. Il est trop hardi pour les bigots. Il ne l'est pas assez pour les incrédules. Il est trop opposé aux préjugés reçus pour être du goût de ceux qui en sont esclaves. Il prêche de ne contredire personne, ce qui contredit ceux qui aiment contredire. Il dit du bien des femmes, mais il en dit bien du mal : il vante l'amour, mais il vante l'indifférence ; il s'échauffe sur l'accomplissement des devoirs, mais il fait valoir les charmes d'une vie paresseuse : il excite à la gloire, mais il dit qu'on en a si peu, ou si pour si peu de temps, et pour si peu de monde, que c'est presque une chimère. Il fait des projets : mais il dit que rien ne vaut la peine qu'on se donnerait en les exécutants. Il est gai. Il est noir. Il est commun, trivial, élevé, clair et obscur, consolant et désolant. Il assure et doute un instant après : ah ! Mon pauvre ouvrage ! Ah ! Mes écarts ! Comme vous serez traités, si jamais vous voyez le jour."

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