Les Lapidaires grecs

Les Lapidaires grecs

Lapidaire orphique. Kerygmes. Lapidaires d'Orphée. Socrate et Denys. Lapidaire nautique. Damigéron. Evax.

Texte établi et traduit par : Robert Halleux, Texte établi et traduit par : Jacques Schamp

Présentation

Le Sur les Pierres de Théophraste est la seule trace de géologie scientifique grecque que nous ayons conservée. Non que le genre du lapidaire fut négligé, mais il recoupait plutôt des traités relatifs aux pierres précieuses et à leurs vertus magiques. Ces textes, le plus souvent anonymes ou pseudonymes, nous ont été transmis sous forme fragmentaire par des compilateurs. D'origine ancienne et lointaine, égyptienne voire mésopotamienne, ils connurent un fort succès durant la période hellénistique et occupaient, selon la tradition, deux millions de lignes à la bibliothèque d’Alexandrie.

La présente édition contient le Lapidaire Orphique, poème bien connu depuis la Renaissance, ainsi que d’autres lapidaires plus rares, Les Kérygmes orphiques, le Socrate et Denys, le Lapidaire nautique et le traité latin de Damigéron Evax. L’introduction analyse le genre du lapidaire, en distinguant notamment ses quatre grands courants, rationnel, magique, astrologique et allégorique. Chaque texte est précédé d’une notice qui éclaire une tradition manuscrite le plus souvent obscure et complexe, et qui fournit de judicieuses pistes d’interprétations. Des notes accompagnent la lecture et sont développées en fin d’ouvrage par des notes complémentaires. L’ouvrage est en outre enrichi par un index des pierres.

Biographies Contributeurs

Robert Halleux

Robert Halleux, membre de l’Académie des Inscriptions et Belles Lettres (Institut de France) et de l’Académie Royale de Belgique (classe technologie et société) est un spécialiste de l’histoire des rapports entre savoirs techniques et savoirs scientifiques dans la longue durée, de l’Antiquité à l’époque industrielle. Il privilégie l’édition critique et commentée des textes fondamentaux. Il a initié aux Belles lettres la collection des anciens Alchimistes grecs et guidé les volumes précédemment parus.

Jacques Schamp

Licencié en Philosophie et Lettres de l’Université de Liège et Agrégé de l’Enseignement secondaire supérieur, Jacques Schamp a enseigné longtemps (grec, latin, morale et philosophie) dans de nombreux établissements des Enseignements secondaire et supérieur non universitaire ; il fut aussi Assistant à l’Université  (1978-1979). Chemin faisant, il rédigeait avec Robert Halleux l’édition Les lapidaires grecs,  Paris, C.U.F., 1985 et se chargeait de donner à la C.U.F. l’Index destiné à compléter le Photius en huit volumes de R. Henry (Photius Bibliothèque tome IX, Paris, 1991). C’était en somme un complément de la thèse de doctorat soutenue le 25 avril 1984, Photios historien des lettres. La Bibliothèque et ses notices biographiques (Prix Gantrelle de l’Académie Royale de Belgique, Paris, Les Belles Lettres, 1988) et Les Vies des dix orateurs,  Fribourg (Suisse), 2000. Maître de conférence associé à l’Université de Lille III-Charles de Gaulle (1987-1988) puis, en octobre 1990, professeur ordinaire de philologie classique (grec et latin) à l’Université de Fribourg (Suisse), il entreprit, avec feu M. Dubuisson (Université de Liège), l’édition du De magistratibus  de Jean le Lydien, Des magistratures de l’État romain,  deux tomes en trois volumes (C.U.F., Paris, 2006, prix Raymond Weil, 2007). Il est professeur émérite de l’Université de Fribourg depuis août 2009.  

Découvrez aussi

Exposé sur le Songe de Scipion
Il est cinq heures, le cours est terminé
D’un monde qui n’est plus
Jean-Baptiste Vico
Invasion
Histoire et civilisation Textes et études Philosophie et sciences humaines Arts Théâtre Religions / Théologie Mythologie Essais, journaux et correspondances Littératures modernes et contemporaines Poésie Sciences Économie / Société Papeterie, objets dérivés