La Guerre punique. Tome II : Livres V-VIII

La Guerre punique. Tome II : Livres V-VIII

Texte établi et traduit par : Georges Devallet, Texte établi et traduit par : Pierre Miniconi, Texte établi et traduit par : J. Volpilhac-Lenthéric

Présentation

Le deuxième tome des Punica s’ouvre sur l’année -217, plus particulièrement autour de la défaite de Trasimène. De nombreuses et courtes aristies et une série d’exempla tirés du glorieux passé romain, comme de l’époque contemporaine à la guerre punique, viennent faire tableau et interrompent la progression dramatique. Le livre VI annonce l’élection de Fabius comme dictateur, puis le livre VII narre la « Geste de Fabius » remémorant les origines des Fabii, et ses nombreux mérites. Notons que les trois derniers chants de ce deuxième tome de l’épopée brillent par son absence d’événements militaires (hormis la prise de Sagonte et les désastres romains de -217, notamment à Trasimène) : les commentateurs de cette édition n’hésitent pas à dire que « la matière épique reste ténue et le chant se résout le plus souvent en exposés étiologiques ou en épyllia » (p. XXIX). Et effectivement, un songe prémonitoire y annonce la future destruction de Carthage. Enfin, le chant VIII montre l’accession de Varron au consulat, le désespoir que cela provoque chez Fabius et Paul-Emile, et enfin l’imminence du grand combat entre Carthaginois et Romains donnant lieu à un dénombrement très long des armées respectives.

Biographies Contributeurs

Silius Italicus

Tiberius Catius Asconius Silius Italicus est un auteur du Ier siècle après J-C, dont on estime qu’il est né vers 26-27 de notre ère, et mort en 102. Avocat sous Claude, critiqué pour son rôle d’accusateur sous le dernier des Julio-Claudiens, consul ordinaire en 68 sous Néron, il est fait proconsul d’Asie sous Vespasien avant de quitter la vie politique et de s’installer loin de Rome. Ses principes stoïciens et son érudition le poussent à écrire le poème épique des Punica. Grand admirateur Cicéron et de Virgile, Silius Italicus a remis à l’honneur l’épopée historique alors que ce genre n’était plus en vogue. Son classicisme, son intérêt pour les Anciens et sa fidélité aux principes de l’epos virgilien lui ont malheureusement valu une médiocre fortune, peu aidée par le célèbre mot de Pline le Jeune (maiore cura quam ingenio).

Georges Devallet

Maître de conférences de latin à l'Université de Montpellier III (en 1992),travaille sur la littérature épique latine.

Pierre Miniconi

Professeur de Lettres ; En poste à l'Université Paul Valéry, Montpellier (en 1979)

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