

- 356 pages
- Index, Bibliographie
- Livre broché
- 12.5 x 19 cm
- Chinois, Français
- Bibliothèque chinoise
- N° dans la collection : 48
- Parution : 06/03/2026
- CLIL : 3936
- EAN13 : 9782251454146
- Code distributeur : 72763
Écrits sur la musique de la Chine médiévale
Textes introduits, traduits et annotés par Julie Gary-Bonte.
Présentation
Depuis la plus haute Antiquité, la musique occupe une place centrale dans la vie rituelle, politique, morale et spirituelle des Chinois, appelant théoriciens et philosophes à penser et définir ses origines, propriétés et fonctions, les finalités de sa création, les règles de son exercice et les critères de son appréciation. Les confucéens notamment lui confèrent, en vertu de son pouvoir psychologique, un rôle majeur dans le perfectionnement de soi et le gouvernement des hommes. Ces conceptions, dont les enjeux idéologiques excèdent de loin le seul domaine acoustique, ont évolué avec les pratiques et connu à travers l’histoire des moments de canonisation, d’hégémonie, mais aussi de rupture et de renouvellement. L’un des plus décisifs survient au IIIe s. de notre ère, lorsque la chute de la dynastie Han entraîne de violents bouleversements politiques, affectant en profondeur les traditions sociales, morales, intellectuelles ou artistiques. La musique, sa nature, ses usages et, plus singulièrement, son rapport aux émotions, sont alors appréhendés sous un angle moins utilitariste, à la faveur d’une considération inédite portée à la subjectivité individuelle. Ces réflexions, qui nourrirent l’une des controverses philosophiques les plus vives de l’époque médiévale, marquent un moment germinal de l’esthétique, où s’affranchissent de concert l’art et le jugement. Parmi les nombreux lettrés qui prirent part au débat, Ruan Ji 阮籍 (210-263) et Ji Kang 嵇康 (223-262), illustres Sages du bosquet de bambous, ont laissé une empreinte pérenne dans l’histoire de la pensée musicale. Ce sont leurs écrits qui sont donnés à lire ici, en un dialogue où se joue, dans le réexamen de doctrines séculaires, l’affirmation existentielle d’une pensée libre et originale, d’une remarquable modernité.
Biographies Contributeurs
Ruan Ji
Buveur et siffleur notoire, à la fois taoïste iconoclaste et pieux confucéen, auteur satiriste et sujet prudent, Ruan Ji est l’une des personnalités les plus contrastées et paradoxales de son époque. Son oeuvre, insondable à son image, a donné lieu aux interprétations les plus controversées.
Julie Gary-Bonte
Julie Gary-Bonte est maître de conférences en études chinoises à l’université Aix-Marseille. Ses travaux portent sur lalittérature, l’histoire des idées et plus particulièrement l’esthétique de la musique en Chine ancienne et médiévale.
Ji Kang
Ji Kang 嵇康 (223-262), figure de proue de l’excentrique confrérie des Sept Sages du bosquet de bambous, était un cithariste hors pair et un quêteur assidu d’immortalité. Esprit libre et contestataire impénitent, Ji Kang fut réprouvé pour son inconduite et condamné à mort par les usurpateurs au pouvoir. Il est, injustement peut-être, goûté davantage comme brillant essayiste que comme poète.
Table des matières
Remerciements
Préambule
La Chine du haut Moyen Âge : contexte historique et culturel
Le renouveau culturel et intellectuel de l’époque Wei-Jin
La musique
Les auteurs
Le genre des textes
Les conceptions musicales de Ruan Ji et Ji Kang
Note sur les éditions
Bibliographie
Ruan Ji : Discours sur la musique
Ji Kang : Discussion sur l’absence de joie et de tristesse en musique
Ji Kang : Rhapsodie sur la cithare
Index des noms propres
Index des notions
Informations détaillée
- 356 pages
- Index, Bibliographie
- Livre broché
- 12.5 x 19 cm
- Chinois, Français
- Bibliothèque chinoise
- N° dans la collection : 48
- Parution : 06/03/2026
- CLIL : 3936
- EAN13 : 9782251454146
- Code distributeur : 72763
