La Trajectoire du Japon moderne
La Trajectoire du Japon moderne

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  • 224 pages
  • Index, 4 Illustration(s) N&B
  • Livre broché
  • 16 x 22 cm
  • Collection Japon
  • N° dans la collection : 37
  • Parution :
  • CLIL : 3393
  • EAN13 : 9782251448244
  • Code distributeur : 60517
  • Export ONIX 3.0

La Trajectoire du Japon moderne

Regards critiques des années 1950

Traduit et commenté par : Le GROUPE DE GENÈVE, Sous la direction de : Nicolas MOLLARD

Présentation

« La pensée d’après-guerre nous lègue une attitude critique à ne pas négliger. La situation politique aujourd’hui nous invite à cet exercice. Profitant du sentiment d’angoisse qui s’est installé après la catastrophe du 11 mars 2011, le gouvernement Abe cherche à liquider l’après-guerre, dont il fait une lecture simpliste. On est en train d’assister à une rupture radicale, qui fait écho à l’évolution du capitalisme dans le monde. Il est désormais nécessaire de réévaluer notre propre position dans cet après-guerre, de retrouver les réflexes critiques des intellectuels qui nous ont précédés, pour penser cette rupture et ses conséquences, et éventuellement, y résister. » (entretien avec Narita Ryûichi)

Après Japon colonial 1880-1930. Les voix de la dissension (Les Belles Lettres, 2014), le Groupe de Genève présente ici la traduction commentée de quatre penseurs majeurs du Japon de l’après-guerre.

Biographies Contributeurs

Katô SHÛICHI

Katô Shûichi (1919-2008) commença à écrire très jeune, dès ses études en médecine à l’université de Tôkyô, où il fonda le cercle littéraire « Matinée poétique ». Il exerça comme médecin jusqu’en 1958, quand il décida de se vouer complètement à l’écriture. Sa popularité est notamment liée à la rubrique qu’il signa régulièrement, de 1984 à 2008, pour l’édition du soir de l’Asahi shinbun. Voyageur et cosmopolite, il enseigna en Allemagne, aux États-Unis, au Canada et au Japon. En Occident, il est connu surtout pour son Histoire de la littérature japonaise (1975-1980) et pour son autobiographie, Le Chant du mouton (1967).

Takeuchi YOSHIMI

Takeuchi Yoshimi (1910-1977) étudia le chinois à l’université de Tôkyô. En 1932, il voyagea en Corée et en Mandchourie avant de se fixer à Pékin. En 1934, il participa à la fondation de la revue Chûgoku bungaku (Études chinoises). Son séjour en Chine dura jusqu’en 1939. Enrôlé en 1943, il vécut la fin de la guerre sur le continent. Il enseigna à l’université de Tôkyô et à l’université Keiô. En 1960, il démissionna pour protester contre le renouvellement du traité de sécurité nippoaméricain. Ses œuvres majeures sont Lu Xun (1944), auteur qu’il a en grande partie traduit en japonais, et La Chine actuelle (1951).

Hashikawa BUNSÔ

Hashikawa Bunsô (1922-1983) étudia les sciences politiques à l’université de Tôkyô. Il lut les symbolistes français, les romantiques allemands, puis redécouvrit la littérature japonaise. De santé fragile, il échappa à l’envoi sur le front et passa la dernière année de la guerre dans l’administration. Devenu enseignant à l’université Meiji, il se fit connaître pour ses essais sur le romantisme et l’ultranationalisme : Introduction à la critique de l’École romantique japonaise (1960) ou Aspects de la pensée politique du Japon moderne (1968).

Tsurumi SHUNSUKE

Tsurumi Shunsuke (1922-2015), fils et petit-fils d’hommes politiques, étudia la philosophie à Harvard. Après le conflit, il participa à la fondation de la revue mensuelle Shisô no kagaku (Science de la pensée). Sa renommée est liée surtout à son engagement pacifiste. Il collabora à plusieurs mouvements citoyens, contre le renouvellement du traité de sécurité nippo-américain ou la guerre du Vietnam, ou encore à l’Association pour l’Article 9, opposée à une révision de la Constitution visant à éliminer la fameuse clause pacifiste. Parmi ses textes les plus connus, Histoire intellectuelle du Japon en guerre : 1931-1945 (1982).

Table des matières

La pensée japonaise d’après-guerre
Entretien avec Narita Ryûichi

Katô Shûichi
Aya Rubovszky-Itô et Pierre-François Souyri, Katô Shûichi et l’hybridité de la culture japonaise
Katô Shûichi, L’hybridité de la culture japonaise (1955)

Tsurumi Shunsuke
Joël Piguet et Maya Todeschini, Tsurumi Shunsuke et la responsabilité des intellectuels
Tsurumi Shunsuke, La responsabilité des intellectuels dans la guerre (1956)

Hashikawa Bunsô
Nicolas Mollard, Hashikawa Bunsô ou l’expérience romantique
Hashikawa Bunsô, Introduction à la critique de l’école romantique japonaise (1957)

Takeuchi Yoshimi
Samuel Guex, Takeuchi Yoshimi et l’asiatisme japonais
Takeuchi Yoshimi, L’asiatisme japonais (1963)

Notes
Index des noms, termes et concepts
À propos des contributeurs

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